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Vendredi 15 juin 2007

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Extrait du Chapitre V de la Ière série des Sophismes Économiques de Frédéric Bastiat :

"Un droit protecteur est une taxe dirigée contre le produit étranger, mais qui retombe, ne l'oublions jamais, sur le consommateur national."

Autres auteurs à lire sur le sujet :

- Pascal Salin

- Alain Madelin

- Vincent Bénard

- Laure Allibert ici et

par Gil Albert Li publié dans : Opinion/Actualité
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Dimanche 3 juin 2007
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L’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République a donné lieu à un des plus extraordinaires phénomènes de foule que la politique ait connus en France. Voilà un candidat connu depuis trente ans des Français et qui n’a jamais recueilli de leur part beaucoup de sympathie. Au contraire même, son image est plutôt celle d’un ambitieux et d’un opportuniste, capable de changer d’opinion à tout instant et de trahir ceux à qui il a juré publiquement fidélité.

Au cours des années précédant l’élection présidentielle, il a certes bénéficié d’une certaine popularité en raison de sa fonction de ministre de l’intérieur, qu’il a exploitée médiatiquement de façon systématique en mettant en scène le moindre de ses gestes, mais rien ne laissait prévoir la formidable vague d’enthousiasme à l’égard de sa personne qui a déferlé sur l’opinion de droite et lui a donné la victoire. C’est ainsi qu’on a vu non seulement des jeunes gens inexpérimentés mais aussi des observateurs blanchis sous le harnois, dotés d’une vaste culture et d’un sens critique acéré, trembler d’admiration éperdue et de bonheur extatique à la seule évocation de son nom.

Que s’est-il passé ? Un phénomène de foule. L’hypermédiatisation de la campagne présidentielle a fait des Français, réunis chacun de leur côté mais tous ensemble au même moment devant leur écran de télévision ou leur poste de radio, une immense foule unique susceptible de verser dans l’hallucination collective. C’est exactement ce qu’elle a fait en prêtant à Nicolas Sarkozy des qualités qu’il ne possède nullement et à son programme des vertus et des promesses d’effets bienfaisants et quasi miraculeux qui ne s’y trouvent pas.
Sitôt l’élection passée et la machine à sortilèges rangée au magasin des accessoires, les individus les plus expérimentés et les plus habituellement lucides se sont éveillés de leur illusion. Et l’on a immédiatement commencé de lire sous leur plume des commentaires déçus des premières mesures annoncées et inquiets de l’avenir du règne.

Tout cela avait été parfaitement décrit et analysé à la fin du XIXe siècle par Gustave Le Bon, dans son célèbre ouvrage « Psychologie des foules », paru en 1895. Médecin et sociologue, il avait compris qu’une foule est un être nouveau qui ne se réduit pas à l’addition des personnes qui la composent et dont les réactions et la conduite peuvent la mener aux pires folies, comme on l’a vu bien des fois au fil des siècles. L’histoire nous dira si l’élection de Nicolas Sarkozy aura été l’une de ces folies, au risque de conduire le pays à l’abîme, ou si le peuple redevenu lucide aura su mettre un frein aux débordements et à l’irrationalité ambiante et ramené le destin national dans les voies du réalisme et du vrai courage.

Claude Reichman


Nous publions ci-après un extrait particulièrement évocateur de l’ouvrage de Gustave Le Bon.

Suggestibilité et crédulité des foules

Nous avons dit qu'un des caractères généraux des foules est une suggestibilité excessive, et montré combien, parmi toute agglomération humaine, une suggestion est contagieuse ; ce qui explique l'orientation rapide des sentiments vers un sens déterminé.

Si neutre qu'on la suppose, la foule se trouve le plus souvent dans un état d'attention expectante favorable à la suggestion. La première suggestion formulée s'impose immédiatement par contagion à tous les cerveaux, et établit aussitôt l'orientation. Chez les êtres suggestionnés, l'idée fixe tend à se transformer en acte. S'agit il d'un palais à incendier ou d'une oeuvre de dévouement à accomplir, la foule s'y prête avec la même facilité. Tout dépendra de la nature de l'excitant, et non plus, comme chez l'individu isolé, des rapports existant entre l'acte suggéré et la somme de raison qui peut être opposée à sa réalisation.

Aussi, errant constamment sur les limites de l'inconscience, subissant toutes les suggestions, animée de la violence de sentiments propre aux êtres qui ne peuvent faire appel à des influences rationnelles, dépourvue d'esprit critique, la foule ne peut que se montrer d'une crédulité excessive. L'invraisemblable n'existe pas pour elle, et il faut bien se le rappeler pour comprendre la facilité avec laquelle se créent et se propagent les légendes et les récits les plus extravagants.

La création des légendes qui circulent si aisément parmi les foules n'est pas seulement le résultat d'une crédulité complète, mais encore des déformations prodigieuses que subissent les événements dans l'imagination d'individus assemblés. L'événement le plus simple vu par la foule est bientôt un événement défiguré. Elle pense par images, et l'image évoquée en évoque elle même une série d'autres sans aucun lien logique avec la première, Nous concevons aisément cet état en songeant aux bizarres successions d'idées où nous conduit parfois l'évocation d'un fait quelconque. La raison montre l'incohérence de pareilles images, mais la foule ne la voit pas ; et ce que son imagination déformante ajoute à l'événement, elle le confondra avec lui. Incapable de séparer le subjectif de l'objectif, elle admet comme réelles les images évoquées dans son esprit, et ne possédant le plus souvent qu'une parenté lointaine avec le fait observé.

Les déformations qu'une foule fait subir à un événement quelconque dont elle est le témoin devraient, semble t il, être innombrables et de sens divers, puisque les hommes qui la composent sont de tempéraments fort variés. Mais il n'en est rien. Par suite de la contagion, les déformations sont de même nature et de même sens pour tous les individus de la collectivité. La première déformation perçue par l'un d'eux forme le noyau de la suggestion contagieuse. Avant d'apparaître sur les murs de Jérusalem à tous les croisés, Saint-Georges ne fut certainement vu que d'un des assistants. Par voie de suggestion et de contagion le miracle signalé fut immédiatement accepté par tous.

Tel est le mécanisme de ces hallucinations collectives si fréquentes dans l'histoire, et qui semblent avoir tous les caractères classiques de l'authenticité, puisqu'il s'agit de phénomènes constatés par des milliers de personnes.

La qualité mentale des individus dont se compose la foule ne contredit pas ce principe. Cette qualité est sans importance. Du moment qu'ils sont en foule, l'ignorant et le savant deviennent également incapables d'observation.

Gustave Le Bon, « Psychologie des foules », (1895).

par Gil Albert Li publié dans : Opinion/Actualité
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Mercredi 30 mai 2007

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Lire l'article de Jean-Christophe Mounicq 
ici
.

par Gil Albert Li publié dans : Opinion/Actualité
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Jeudi 17 mai 2007

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« Le peuple français s’est exprimé.
Il a choisi de rompre avec les idées, les habitudes et les comportements du passé.
Je veux réhabiliter le travail, l’autorité, la morale, le respect, le mérite.
Je veux remettre à l’honneur la nation et l’identité nationale.
Je veux rendre aux Français la fierté d’être Français.
Je veux en finir avec la repentance qui est une forme de haine de soi, et la concurrence des mémoires qui nourrit la haine des autres. »

Au soir du dimanche 6 mai 2007, salle Gaveau, Nicolas Sarkozy, après avoir été jusqu’à demander à ses supporters d’arborer la tenue vestimentaire bleue des révolutionnaires de la même couleur, s’adressait aux Français en ces termes forts qui renvoient aux principaux thèmes développés par la Révolution bleue depuis son lancement en novembre 2005. 
Parmi les trois slogans de la Révolution bleue, Nicolas Sarkozy a exploité les deux qu’il pouvait reprendre.
En voulant réhabiliter le travail et le mérite, il a dit : « Non au trop plein d’impôts et de charges »
En voulant réhabiliter l’autorité, la morale et le respect, il a dit : « Non à la chienlit »
Il ne pouvait pas dire « Non aux politiciens incapables » sans se condamner lui-même et son entourage.
 
Par ses propos forts, le nouveau Président de la République a conclu une campagne qui a vu les quatre principaux protagonistes utiliser les thématiques d’une révolution conservatrice et libérale. 
S’il était normal que Jean-Marie Le Pen, candidat anti-système depuis 1974, se retrouve souvent en phase avec la rhétorique révolutionnaire, tel n’était pas le cas des trois autres protagonistes issus des trois principales familles ayant mal géré la France dans le dernier tiers de siècle. 
Le virage était étonnant pour Ségolène Royal. La candidate du parti socialiste a pourtant été obligée de s’aligner : ici en critiquant les 35 heures et en dénonçant les faibles horaires des enseignants de l’Education nationale ; là en proposant un encadrement militaire pour les jeunes délinquants et en s’opposant aux régularisations massives d’immigrés. Elle a poussé son néo-nationalisme jusqu’à revendiquer son attachement aux emblèmes nationaux, le drapeau tricolore et la Marseillaise.
 
François Bayrou, avait, fondé sa démarche sur une « révolution centriste ». Son livre, publié en novembre 2006, était intitulé : « Au nom du Tiers Etat » (Hachette).
La « quatrième de couve » était explicite : 
« Le pouvoir est verrouillé, le peuple n'y a plus aucune place, on est revenu à l'ancien régime. Depuis un quart de siècle, le pouvoir absolu de cette Ve République finissante, appuyé sur des forteresses financières et médiatiques, a réduit le peuple français à la condition du tiers état de 1789. Jamais la phrase de Sieyès n'a paru plus juste : « Qu’est ce que le tiers état ? Tout. Qu'a-t-il été jusqu'à présent dans l'ordre politique ? Rien. Que demande-t-il ? À devenir quelque chose. » 
François Bayrou critiquait le système. Un système dont il est issu, mais dans lequel il a réussi à conserver une relative indépendance en refusant de se fondre dans le magma UMP.
En dénonçant la mainmise sur les médias de grands groupes ayant partie liée avec l’Etat, le leader centriste a repris l’un des thèmes forts développés par Claude Reichman dans « La Révolution bleue est en marche ». François Bayrou a aussi mis l’accent sur la dénonciation des folles promesses de dépenses nouvelles proposées par les deux candidats du système UMPS. Drapé de la couleur orange de la Révolution ukrainienne, qui a inspiré la Révolution bleue, entouré de hauts fonctionnaires lucides, - Pébereau, Camdessus, Courson et autres - le Président de l’UDF a porté le thème majeur de la Révolution bleue, sur la faillite de l’Etat français, au coeur du débat présidentiel. 
Dans le domaine idéologique, la Révolution bleue et ceux qui ont porté les valeurs traditionnelles de liberté ont gagné les élections présidentielles.
Seul mouvement politique rassembleur apparu ces dernières années, la Révolution bleue a été suivie de près par le monde politique. Sur Radio Courtoisie (RIP), durant le libre journal de Claude Reichman du 11 juillet 2006, Jean-Marie Le Pen avait dit avoir lu avec attention « La Révolution bleue est en marche ». Les trois autres candidats, « moins » portés sur la lecture, ont confié la tâche à leurs « nègres ». Ils ont disséqué nos discours et nos articles. Pour reprendre ce qu’ils pouvaient.
 
Parce qu’elle agrège les différentes raisons du mécontentement populaire, la Révolution bleue a joué un rôle majeur dans cette campagne. Un rôle politique et médiatique. John Paul Lepers nous a interrogés pour La Chaîne Parlementaire. L’équipe de Christine Ockrent sur France 3, au milieu des milliers de blogs politiques, a cité « le Révolutionnaire bleu » et repris ses analyses. Nul hasard : les Français, eux aussi, veulent la rupture.
« Le peuple français a choisi le changement. Ce changement je le mettrai en œuvre parce que c’est le mandat que j’ai reçu du peuple et parce que la France en a besoin. » a déclaré le nouveau Président de la République.
 
En portant les thèmes de droite et du changement, Nicolas Sarkozy a obtenu les suffrages de la droite réformatrice et révolutionnaire.
Il lui reste à mettre en oeuvre ces principes en engageant des réformes.
« Tout ce qu'on a dit sera tenu et cela va commencer dès l'été avec les premières mesures législatives »
a affirmé Xavier Bertrand sur Europe 1, le 7 mai.
« Nous sommes très déterminés parce que le mandat des Français est clair pour un changement sans tarder ».
Le mandat est clair. Les Français exaspérés de voir la France qui tombe et qui brûle attendent des mesures rapides. Ils demanderont des comptes.
Avec les autres mouvements et cercles libéraux, conservateurs et/ou patriotes, la Révolution bleue montre la voie.
Elle a fourni les thèmes.
Elle indique la méthode : la mobilisation populaire.
 
Face à ceux qui brûlent des voitures dans les centres villes, face aux syndicats universitaires qui ont déjà voté la grève, face à Monsieur Thibault qui dit que le nouveau Président « n’a pas la légitimité pour tout imposer », face aux blocages des syndicats marxistes et/ou de fonctionnaires, face aux trotskystes, face à ceux qui annoncent qu’ils vont empêcher toute remise en cause de leurs privilèges, en résumé face aux forces réactionnaires violentes de gauche, Nicolas Sarkozy n’a pas d’autre choix que de mobiliser les forces révolutionnaires pacifiques de droite.
 
Comme 95% des électeurs de Philippe de Villiers, et 85% des électeurs de Jean-Marie Le Pen de 2002, les Révolutionnaires bleus, qui ont appelé, malgré toutes leurs réserves, à voter Sarkozy au 2e tour, appartiennent à la majorité présidentielle.
 
Les Révolutionnaires bleus sont en pointe. Leurs attentes n’en sont pas moins en phase avec celles des Français. Dans une France couverte de dettes, de chômeurs, de préretraités, de fonctionnaires, d’immigrés mal assimilés, le changement correspond à des nécessités politique, économique et sociale. Si, comme ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy trahit son électorat, il ira vers une crise sans précédent. Dans son discours d'intronisation, il a répété, par deux fois, vouloir respecter la parole donnée. Il ne faut plus se contenter de le dire. Il faut maintenant le faire.

Jean-Christophe Mounicq
par Gil Albert Li publié dans : Opinion/Actualité
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Jeudi 10 mai 2007

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Nous n’attendions rien de ces élections mais force est de reconnaître que la campagne de Nicolas Sarkozy a repris avec force plusieurs de nos thèmes de prédilection (l’identité nationale, la fin de la repentance, la critique des pratiques de l’islam, la dénonciation de la chienlit, la réaffirmation de nos liens avec les démocraties occidentales et enfin le rejet de la Turquie). Grâce à cette thématique inattendue de la part d’un représentant du pouvoir, Nicolas Sarkozy a mobilisé les français qui lui ont donné la victoire. Confrontés à cette situation nouvelle et face à une candidate soutenue par nos pires ennemis, nous n’avions pas d’autres choix que d’appeler à voter pour Nicolas Sarkozy. C’est ainsi que nous faisons désormais parti de la majorité présidentielle !
 
Cette péripétie ne change rien à nos analyses antérieures et à notre stratégie. Souvenons nous de Gorbatchev. Il a voulu réformer le communisme qui s’est aussitôt écroulé en l’ensevelissant ! Nicolas Sarkozy risque bien de connaître le même sort. Je ne mets pas en doute, à priori, sa volonté de changement. Je crois simplement qu’il se heurtera à des forces qui vont s’organiser pour le renverser. Les français vivent sur un baril de poudre. Pour le moment, les émeutes que nous avions annoncées restent circonscrites grâce à l’action des forces de l’ordre. Elles se limitent à l’ultra gauche et le feu n’a pas encore embrasé les cités mais la situation risque d’exploser à tout instant. On peut certes m’objecter que Nicolas Sarkozy oubliera toutes ses promesses mais cela encouragera les factieux qui viennent de demander à Tolbiac « l’annulation de son élection » !
 
Que faire ? Lorsque Gorbatchev fut renversé par le complot des militaires communistes, Eltsine prit la défense des institutions. Lorsque Gorbatchev une foi sauvé, voulu maintenir le régime, Eltsine lui imposa la dissolution du parti communiste. Toutes proportions gardées, la Révolution bleue devrait s’inspirer de la même démarche. Lorsque Sarkozy proposera des réformes allant dans notre sens, nous les soutiendrons. Lorsque que les islamo fascistes menaceront les institutions, nous prendrons la tête des contre manifestations. En revanche, il faudra sans cesse surenchérir pour aller plus loin : Par exemple, les factieux usent de violence ? Qu’à cela ne tienne ! Appliquons la loi martiale dans les cités. Cela ne suffit pas ? Promulgation de l’article 16 ! Cela continue ? Exigeons la levée en masse avec la création de la garde nationale prévue par notre programme. En bref, soutenir puis dépasser pour aller plus loin.
 
A moyen terme, nous allons aussi assister à une recomposition politique. Certes, l’UMP devrait  remporter les législatives mais ce « marais » résistera faiblement au choc de la rue. Une seconde force politique et parlementaire plus dynamique, serait donc nécessaire. En effet, le Front national ne peut que décliner. Son équipe dirigeante s’est placée hors de la majorité présidentielle alors que ses troupes ont soutenu le nouveau Président. De son coté le MPF, en dépit d’une campagne courageuse, a souffert de la vacuité de son programme économique. Il existe donc, sur l’échiquier politique, une place vacante que la Révolution bleue pourrait occuper lorsque le moment sera venu.
 
Dans l’immédiat, organisons nous pour défendre notre société contre ceux qui veulent renverser les institutions, instaurer l’anarchie, soviétiser et islamiser la France. Tenons nous au premier rang des défenseurs de la légalité républicaine et les évènements iront dans le sens voulu par la Révolution bleue.
 
Gérard Pince
par Gil Albert Li publié dans : Opinion/Actualité
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