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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 15:26

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Les premières interventions de Nicolas Sarkozy depuis son élection laissent une impression de malaise sur la forme et le fond. Sur la forme, nous avons assisté à une sorte d’introspection laborieuse. En particulier, la question indécente du « petit garçon du G8 » a donné lieu à une réponse interminable et puérile. En bref, ce fut un nouvel épisode de la série « Dallas sur Seine et son univers impitoyable ».

 

Sur le fond, le discours de Nicolas Sarkozy fait ressortir des confusions graves sur le diagnostic de la situation économique. S’agissant des prix jugés trop élevés, bien des produits ont enregistré de fortes baisses grâce à la concurrence internationale. Ces baisses favorables au pouvoir d’achat ont été contrebalancées par la hausse de l’immobilier qui est par nature protégé de l’importation et par celle de l’alimentation dont les coûts sont très supérieurs à ceux des USA et  de l’Asie. Dans le cas de l’immobilier, ces hausses résultent du code de l’urbanisme qui entraîne la rareté du foncier constructible et des contraintes abusives qui pèsent sur les bailleurs. Dans le cas de l’alimentation, il s’agit de la politique agricole commune  et des réglementations malthusiennes (lois Royer, loi Galland)  qui limitent la concurrence en matière de distribution. La hausse de la TVA aggraverait cette situation au lieu d’y remédier.

 

La « surévaluation » de l’euro est une autre baliverne. Le prix d’une monnaie comme celui de toute marchandise s’ajuste en fonction de l’offre et de la demande. La position commerciale de la zone euro étant meilleure que celle du dollar, la demande d’euros reste très forte et pousse le cours à la hausse. Cette situation favorise le pouvoir d’achat puisque les importations sont moins chères. Par ailleurs, les citoyens de la zone euro s’enrichissent par rapport au reste du monde : Par exemple le coût d’une  villa en Floride est aujourd’hui  30% moins élevé qu’auparavant. Quant aux exportateurs européens, ils ne semblent pas souffrir d’un euro fort, au moins pour le moment. Les difficultés de nos PME relèvent donc d’autres causes.

 

Les salaires sont ils trop bas ? Pour un salaire dont le coût économique s’élève à 180, le salarié ne reçoit en net que 100 tandis que 80 sont reversés aux institutions sociales par le biais des cotisations salariales et patronales. C’est donc le net qui est insuffisant ce qui conduit, comme dans l’ex URSS, beaucoup de gens à faire semblant de travailler puisqu’on fait semblant de les payer (dans les grands magasins les vendeuses s’enfuient à la vue du client..) . La responsabilité de cette anomalie incombe à la sécurité sociale qui appauvrit le salarié en lui interdisant toute capacité autonome d’épargne et d’enrichissement (revoir sur ce sujet ma vidéo sur www.freeworldacademy.com/bleue.htm). Une première mesure consisterait à reverser au salarié les cotisations salariales et patronales afférentes à la santé afin de le laisser s’assurer librement auprès de la compagnie de son choix. Le même principe devrait aussi prévaloir pour les retraites  mais l’affaire est ici plus complexe  puisque les pensions actuelles sont payées en trésorerie par les cotisations des actifs. Si ces derniers avaient la faculté de choisir une retraite par capitalisation, on ne pourrait plus payer les retraites actuelles (210 milliards d’euros) d’où la nécessité de prévoir un système transitoire sur une longue période. Ici encore la TVA sociale n’apporte aucune solution et illustre au contraire la volonté de maintenir un système ruineux à bout de souffle.

 

En définitive, les interventions du nouveau Président  font ressortir des failles caractérielles et des lacunes graves sur le fond. Tout cela ne laisse rien augurer de bon.

 

Gérard Pince

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Published by Gil Albert Li - dans Opinion-Actualité
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commentaires

kkk 22/06/2007 06:29

G.B. :}
Vous êtes fous, c'est pas moi, je n'ai pas volé l'orange
J'ai trop peur des voleurs, j'ai pas pris l'orange du marchand

{Chœurs :}
Oui, ça ne peut être que toi
Tu es méchant et laid
Y avait comme du sang sur tes doigts
Quand l'orange coulait
Oui c'est bien toi qui l'as volée
Avec tes mains crochues
Oui c'est bien toi qui l'as volée
Y a quelqu'un qui t'a vu

{G.B. :}
Vous vous trompez
Je courais dans la montagne
Regardant tout le temps
Les étoiles dans les yeux
Vous vous trompez
Je cherchais dans la montagne
L'oiseau bleu

{Chœurs :}
Tu as volé as volé as volé as volé as volé as volé l'orange
Tu as volé as volé as volé l'orange du marchand
Y avait longtemps qu'on te guettait
Avec tes dents de loup
Y avait longtemps qu'on te guettait
T'auras la corde au cou
Pour toi ce jour c'est le dernier
Tu n'es qu'un sale voleur
D'abord tu n'es qu'un étranger
Et tu portes malheur

{G.B. :}
Vous vous trompez
Je courais dans la montagne
Regardant tout le temps
Les étoiles dans les yeux
Vous vous trompez
Je cherchais dans la montagne
L'oiseau bleu.
J'ai pas volé pas volé pas volé pas volé pas volé pas volé l'orange
J'ai pas volé pas volé pas volé l'orange du marchand

{Chœurs :}
Tu as volé as volé as volé as volé as volé as volé l'orange
Tu as peur. Jamais plus tu ne voleras l'orange

{G.B. :}
J'ai pas volé pas volé pas volé l'orange du marchand

{Chœurs :}
Tu as volé as volé as volé l'orange du marchand
Tu la vois elle est là
La corde qui te pendra
La corde qui te pendra.

Nicolas 21/06/2007 15:55

"Par exemple acheter une maison en Floride": voilà qui ne concerne que 1% des Européens au mieux. L'économiste devrait savoir que l'essentiel du commerce extérieur de la France s'effectue au sein de la zone Euro (y compris et surtout avec l'Allemagne). L'impact du cours de l'euro ne se fait sentir pour le consommateur que par le biais de la hausse du cours des matières premières et de l'énergie. Jusqu'à preuve du contraire l'addition est de plus en plus salée. Par ailleurs la ménagère goûte assez peu la hausse constante du coût des denrées de première nécessité et des "consumables" en général. Je retiens aussi que vous ne dites rien de la crise monétaire en cours en Espagne dont l'économie est menacée d'implosion par la hausse des taux et l'éclatement de la bulle immobilière qu'elle entraîne. Vous ne dites rien non plus de la récession qui menace l'Irlande. Une des dernières variables d'ajustement qui reste à nos entreprises pour rester compétitives est justement la compression des charges salariales. De ce point de vue la TVA sociale en restituant un certain équilibre avec les pays à très faibles coût salariaux serait une manière astucieuse de conserver le niveau de la masse salariale et de maintenir le pouvoir d'achat des salariés puisque ce sont les exportateurs qui acquittent la taxe. Si cela peut convaincre certaines entreprises chinoises d'augmenter des salaires souvent misérables, chacun devrait y trouver son compte. Il est vrai qu'un économiste du FMI n'appréhende souvent les conditions salariales qu'à travers le prisme déformant des modèles mathématiques peu sensibles à la misère humaine.

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