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20 mars 2006 1 20 /03 /mars /2006 16:03

Si le temps fait son œuvre, la mémoire, elle, oppose sa résistance. Quatre-vingt-dix ans après, la plupart des témoins du génocide arménien de 1915 se sont éteints. Mais leur mémoire subsiste, à travers leurs écrits, pour que le monde n'oublie pas et ne se taise pas.

Je vous propose un court extrait du livre d’Annick Asso, Le cantique des larmes, reçue dans l’émission du 7 février de Claude Reichman sur Radio Courtoisie :

À Arabkir, tout le quartier arménien était en ruines : partout des cadavres qui dégageaient une odeur insupportable ! La majeure partie de la population avait été massacrée dans l'église où les Turcs les avaient préalablement réunis. Leurs lamentations, leurs cris de douleur s'étaient élevés jusqu'aux cieux, mais les coeurs endurcis de leurs bourreaux étaient restés inexorables. Ces martyrs laissaient ces mots à l'humanité qui leur survivait: "On nous écorche, on nous crève les yeux, on nous arrache la langue avec des tenailles, on nous tue en enfonçant des barres de fer rougies dans notre corps. Vous qui vivez, hommes ou femmes, vengez nous ! "

Et je vous propose un court extrait de ce qu’ont honteusement scandé des centaines d’immigrés turcs, protégés par nos forces de l’ordre, à Lyon ce samedi 18 mars lors d’une manifestation tout à fait autorisée par la préfecture pour protester contre un projet de mémorial du génocide arménien :

«Il n'y a jamais eu de génocide arménien

Honte à ces manifestants et honte aux décideurs politiques qui ont permis cette insulte au peuple arménien sur notre sol !!!

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Published by Gil Albert Li - dans Opinion-Actualité
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