Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Texte libre


Recherche

8 mai 2006 1 08 /05 /mai /2006 14:03

Dans quelques jours, nous ferons du 20 mai, notre journée nationale pour l'abolition de l'esclavage en France, à l'occasion de nos rassemblements devant toutes les mairies de notre pays.

Aujourd'hui, je vous propose un extrait du célèbre pamphlet de Frédéric Bastiat intitulé "L'Etat", écrit en 1848 quelques mois après ce qu'on appelle l'abolition de l'esclavage. Comprenez la fin de la traite des Noirs... dont nous nous apprêtons ridiculement à faire repentance ce 10 mai sur décision de notre président Chirac. Car même si bien évidemment nous nous réjouissons tous de la fin de la traite négrière (par le monde occidental, précisons-le !), non seulement il ne me semble pas nécessaire de vivre, plus de 150 ans après, dans une repentance offcielle permanente pour un crime auquel aucun de nous n'a évidemment jamais participé, mais surtout ouvrons les yeux pour nous apercevoir que l'esclavage est loin d'avoir disparu de notre pays : aujourd'hui, plus que jamais, c'est l'Etat, par des impôts et des charges toujours plus élevées, qui véritablement réduit en esclavage les Français qui travaillent, qui entreprennent et qui cherchent légitimement et honnêtement à gagner leur vie.

(Voyez aussi cette petite étude du Champ Libre ou encore cette lettre ouverte d'un retraité au premier ministre)

 


 

 Frédéric Bastiat, extrait de "l'Etat" :

L'homme répugne à la Peine, à la Souffrance. Et cependant il est condamné par la nature à la Souffrance de la Privation, s'il ne prend pas la Peine du Travail. Il n'a donc que le choix entre ces deux maux.

Comment faire pour les éviter tous deux ? Il n'a jusqu'ici trouvé et ne trouvera jamais qu'un moyen: c'est de jouir du travail d'autrui ; c'est de faire en sorte que la Peine et la Satisfaction n'incombent pas à chacun selon la proportion naturelle, mais que toute la peine soit pour les uns et toutes les satisfactions pour les autres. De là l'esclavage, de là encore la spoliation, quelque forme qu'elle prenne : guerres, impostures, violences, restrictions, fraudes, etc., abus monstrueux, mais conséquents avec la pensée qui leur a donné naissance. On doit haïr et combattre les oppresseurs, on ne peut pas dire qu'ils soient absurdes.

L'esclavage s'en va, grâce au Ciel, et, d'un autre côté, cette disposition où nous sommes à défendre notre bien, fait que la Spoliation directe et naïve n'est pas facile. Une chose cependant est restée. C'est ce malheureux penchant primitif que portent en eux tous les hommes à faire deux parts du lot complexe de la vie, rejetant la Peine sur autrui et gardant la Satisfaction pour eux-mêmes. Reste à voir sous quelle forme nouvelle se manifeste cette triste tendance.

L'oppresseur n'agit plus directement par ses propres forces sur l'opprimé. Non, notre conscience est devenue trop méticuleuse pour cela. Il y a bien encore le tyran et la victime, mais entre eux se place un intermédiaire qui est l'État, c'est-à-dire la loi elle-même. Quoi de plus propre à faire taire nos scrupules et, ce qui est peut-être plus apprécié, à vaincre les résistances ? Donc, tous, à un titre quelconque, sous un prétexte ou sous un autre, nous nous adressons à l'État. Nous lui disons: « Je ne trouve pas qu'il y ait, entre mes jouissances et mon travail, une proportion qui me satisfasse. Je voudrais bien, pour établir l'équilibre désiré, prendre quelque peu sur le bien d'autrui. Mais c'est dangereux. Ne pourriez-vous me faciliter la chose ? Ne pourriez-vous me donner une bonne place ? Ou bien gêner l'industrie de mes concurrents ? Ou bien encore me prêter gratuitement des capitaux que vous aurez pris à leurs possesseurs ? Ou élever mes enfants aux frais du public ? Ou m'accorder des primes d'encouragement ? Ou m'assurer le bien-être quand j'aurai cinquante ans ? Par ce moyen, j'arriverai à mon but en toute quiétude de conscience, car la loi elle-même aura agi pour moi, et j'aurai tous les avantages de la spoliation sans en avoir ni les risques ni l'odieux ! »

Comme il est certain, d'un côté, que nous adressons tous à l'État quelque requête semblable, et que, d'une autre part, il est avéré que l'État ne peut procurer satisfaction aux uns sans ajouter au travail des autres, en attendant une autre définition de l'État, je me crois autorisé à donner ici la mienne. Qui sait si elle ne remportera pas le prix ? La voici:

L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde.

Partager cet article

Repost 0
Published by Gil Albert Li - dans Opinion-Actualité
commenter cet article

commentaires

de san nicolas jean bernard 13/05/2006 21:50

Désolé de vous imposer ce 4ème commentaire mais en relisant le message sur lequel je publie l'adresse mail de la RB à Castres, je constate que j'ai omis une partie de celle-ci.

Il faut lire: revbleuecastres81@free.fr

Merci de bien vouloir corriger.

Antico 12/05/2006 20:40

-------------------.R.B.-------------------

http://liberalisme.cultureforum.net/
http://liberalisme.cultureforum.net/
http://liberalisme.cultureforum.net

Venez nombreux vous inscrire, pour voir un forum entierement bleu!!!
Ici seront donné des informations sur la revolution bleue ou des news mis a jour regulierement par nos sympathiques chroniqueurs merci de faire passer le site!!!
Venez nombreux!
Vive la Revolution Bleue!
Et Reagissez!

de san nicolas jean bernard 09/05/2006 10:14

Nouveau petit battement d'aile de papillon dans la foulée, car j'ai omis de publier l'adresse e-mail de la Révolution bleue à Castres 81 soit: revbleuecastres@free.fr
Merci d'adresser vos suggestions castraises à cette adresse.

de san nicolas jean bernard 09/05/2006 10:05

Bonjour,
Tous ceux qui sont convaincus qu'il faut faire bouger "les choses" devraient participer à la prochaine réunion devant la mairie de Castres(81)...et bien sûr les "autres Castres de France,33 etc..)munis de leur écharpe bleue ou tout autre signe distinctif de couleur bleue.
N'hésitez pas à prendre contact avec moi sur l'E-mail créé à cet effet.
Merci donc de votre présence le 20 Mai à 16h devant la Mairie de Castres !
Les battements des ailes des papillons présents à ce nouveau rassemblement s'unieront à ceux de toutes les autres villes de France.
Merci Claude Reichman pour cette merveilleuse Révolution bleue permettant de faire naître un espoir de liberté future à toutes nos concitoyennes et tous nos concitoyens.
Vive la France !
Vive la Révolution bleue !

Articles Récents

Liens