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Jeudi 26 juin 2008



La Ve République est en train de s’effondrer, nul ne peut plus en douter. Conçue par son fondateur pour donner à la France un Etat fort capable de défendre le pays en toutes circonstances et de lui assurer la prospérité, elle n’est plus aujourd’hui qu’un Radeau de la Méduse où des naufragés ne survivent que par le cannibalisme. Qu’on se rapporte à l’histoire. Mal commandée, la frégate La Méduse s’échoue et fait naufrage en juin 1816. Les officiers et les passagers privilégiés embarquent sur des canots de sauvetage. Les 150 marins et soldats s’entassent sur un radeau abandonné à son sort. Un climat de violence s’installe bientôt. Les plus forts massacrent les faibles et n’ont pas d’autre ressource, pour se nourrir, que le cannibalisme. Une dizaine d’entre eux seulement survivra.

Où en est la France en ce mois de juin 2008 ? Elle est échouée, exactement comme la Méduse. Trente années d’impéritie en ont fait un rafiot mal entretenu qui n’attendait plus qu’un banc de sable ou un récif pour faire naufrage. L’écueil s’est présenté sous la forme de l’envolée des cours du pétrole. Les classes moyennes du secteur privé, dont les salaires et les revenus ne progressent pas en raison de la concurrence internationale, voient s’envoler leurs dépenses de transport et d’alimentation. Il y a longtemps déjà qu’elles se restreignent. A présent, elles n’ont plus de solutions. Les exemples abondent de familles de salariés contraints d’habiter loin leur travail, dépendant de leur automobile pour s’y rendre, conduire leurs enfants à l’école et faire leurs courses de nourriture, qui se voient acculer à des remises en question dramatiques, comme la vente de leur maison si elles en sont propriétaires ou le recours humiliant à l’aide familiale quand elle est possible. Qui peut croire un seul instant qu’acculés à de telles extrémités, des millions de Français se laisseront couler dans la misère sans réagir et qu’ils accepteront le cannibalisme dont ils sont victimes ?

Oui, c’est bien de cannibalisme qu’il s’agit. L’Etat, et avec lui tous ceux qui sont à son service ou qu’il entretient, dévore la substance de la nation. Quand vous allez acheter un litre de lait ou une baguette de pain, ou quand vous mettez quelques litres de carburant dans votre voiture, le prix que vous payez comprend les 54 % de dépenses publiques du pays. C’est ce qui rend la vie chère en France. Une goutte d’essence a fait déborder le vase.

« Jusques à quand, Catilina, abuseras-tu de notre patience ? », s’exclamait Cicéron. L’interrogation est maintenant reprise à son compte par la classe moyenne du secteur privé en France. Elle s’adresse à l’Etat et à ceux qui le dirigent. Quelle réponse peut-elle en attendre ? Aucune, sauf des mesurettes pieusement appelées "réformes" par les politiciens professionnels et par les médias sous influence. Sarkozy ne s’est pas fait élire pour mettre à bas le système qui détruit la France, mais pour tenter de le rendre acceptable au peuple. C’est raté. Aujourd’hui, les fonctionnaires et les retraités sont les derniers piliers de la Ve République. Parce que leurs salaires et leurs pensions sont encore payés. Mais les coupes claires vont venir. Un Etat impécunieux ne peut plus protéger quiconque des privations. L’heure de vérité est désormais proche. Elle sonnera pour tout le monde en France. Même pour ceux qui se croient à l’abri.

Réduire le poids de l’Etat, c’est réduire massivement le nombre des fonctionnaires et des assistés, tailler dans les dépenses publiques, diminuer de 150 milliards d’euros les impôts et les charges pour les ramener au niveau de l’Allemagne. Tel sera le programme du prochain président qu’attend la France. Sarkozy n’assure plus que l’intérim.

Claude Reichman
Porte-parole de la Révolution bleue.



Voir aussi sur le site de Claude Reichman les courriels adressés à Nicolas Sarkozy et à François Fillon.

par Gil Albert Li publié dans : Opinion/Actualité
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Samedi 14 juin 2008



Le non irlandais a été trop net pour qu’il soit considéré comme une manifestation de mauvaise humeur. Ce que les Irlandais ont rejeté, c’est une Europe qui ne sait pas où elle va, mais qui, au lieu de faire une halte et de réfléchir, s’enfonce chaque jour plus avant dans une direction que lui fixent des élites irresponsables et des dirigeants politiques coupés du peuple.

L’Europe a deux problèmes majeurs : comment faire face à la mondialisation en supportant le poids des Etats providence ? Faut-il accepter l’entrée de la Turquie ? Sur le second point, l’opinion des peuples est claire et nette : c’est non ! Sur le premier, la réponse irlandaise est particulièrement éclairante. Ce petit pays de 4 millions d’habitants, situé à l’écart des grands axes, doit son actuelle prospérité moins aux aides communautaires qu’à sa politique fiscale favorable aux entreprises. Au moment où la crise financière et économique s’installe dans le monde entier, les Irlandais ont compris que si se mettait en place en Europe une politique franco-allemande fondée sur la volonté de sauvegarder les systèmes sociaux existants, c’en serait fini de leurs avantages concurrentiels et donc de leur dynamisme économique. Et ils ont fort raisonnablement dit non.

Une fois de plus, l’agitation et la vantardise de M. Sarkozy ont provoqué l’échec de sa politique. Il s’était flatté d’avoir remis l’Europe sur les rails au point de faire voir le traité de Lisbonne comme une victoire des thèses françaises, qui sont perçues par les 27 pays membres de l’Union comme la quintessence de l’arrogance étatique et des pesanteurs sociales. Alors faire gober cela à des partenaires dont beaucoup viennent à peine de sortir de l’horreur communiste et dont la plupart des autres ont compris depuis longtemps que mondialisation ne pouvait plus rimer avec socialisation, il fallait vraiment être inconscient pour le tenter. Le résultat est là : Sarkozy s’est ramassé et l’on n'entend plus que le bruit des dents qui s’échappent de sa mâchoire et cliquètent sur le sol.

A tous égards, le non irlandais est une bonne nouvelle. Non parce qu’il encourage en quoi que ce soit les thèses souverainistes. Celles-ci n’auraient de sens que si leurs tenants proposaient une véritable alternative à la construction européenne. Or il n’en est rien, puisqu’ils ne sont même pas capables de dire s’ils abandonneraient l’euro et s’ils fermeraient les frontières pour préserver les systèmes de sécurité sociale, et quelles en seraient les conséquences. Au contraire, le référendum irlandais est un acte de salubrité qui va obliger l’Union européenne à redéfinir ses fondements et ses priorités et lui permettre de mettre un terme à sa course folle vers une extension indéfinie.

Les bons connaisseurs de l’histoire communautaire savent qu’elle ne s’est faite qu’à coup de crises surmontées. Celle-ci en est une de plus, et fort bien venue à un moment où plus aucun gouvernant du Vieux Continent ne sait vraiment où il habite. Quand on s’entretient avec de grands économistes internationaux, ils disent tous la même chose : l’Europe est condamnée à la régression et au déclin si elle prétend conserver ses systèmes sociaux ultra-protecteurs dans un univers balayé par les grands vents de la concurrence mondiale. La crise provoquée par le refus irlandais oblige l’Union et chacun de ses Etats à se poser la question.

Et tout particulièrement la France. Où un Nicolas Sarkozy a pu parvenir au pouvoir sans jamais indiquer aux citoyens ce qu’il ferait face au principal défi que le pays doit affronter. Il ne peut désormais plus éluder ce choix. Pendant sa campagne présidentielle, il promettait la rupture. Voilà qu’elle lui revient en pleine figure.

Claude Reichman
Porte-parole de la Révolution bleue.

par Gil Albert Li publié dans : Opinion/Actualité
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Vendredi 13 juin 2008


La campagne pour les élections européennes de 2009 est désormais bel et bien lancée !

Nous y exprimerons assurément nos critiques vis à vis de l'U.E actuelle et y défendrons notre conception de l'Europe.

par Gil Albert Li publié dans : Opinion/Actualité
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Mercredi 28 mai 2008


Rien de bien excitant du côté de la vie politique française (une des raisons expliquant l'absence de nouveaux articles) si ce n'est le coming-out libéral de Bertrand Delanoé...

Enfin un homme politique de premier plan qui ose défendre le libéralisme et qui va donc plaider par exemple pour la suppression des 35 heures et du système des retraites par répartition qui sont des contraintes étatiques intolérables pour un libéral.

Que nenni !

La liberté pour un homme de gauche ne peut être que d'essence anarchique. Elle va donc à l'encontre du droit de propriété, de l'ordre naturel, du bon sens et de la justice.

Delanoé est libéral au sens américain du terme, c'est à dire qu'il ne se bat pas pour un Etat minimal créant les conditions de l'expression de la liberté mais il souhaite au contraire une extension de faux droits (donc de l'Etat) qu'il nomme "libertés".

C'est ainsi par exemple qu'il fait du droit de vote des étrangers "la priorité des priorités", bafouant ainsi le droit de propriété légitime qu'ont à exercer les Français sur leur pays.

par Gil Albert Li publié dans : Opinion/Actualité
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Samedi 19 avril 2008

Jean-Louis Caccomo l'analyse parfaitement bien :

1) Dérapage structurel des finances publiques
2) Augmentation des prélèvements
3) Manipulation de la monnaie et inflation
4) Contrôle des prix
5) Initiatives individuelles annihilées
6) Substitution de l'Etat aux décisions individuelles

La question : où en est la situation française ?

par Gil Albert Li publié dans : Opinion/Actualité
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