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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 07:37

Les retraités ont voté Sarkozy, les fonctionnaires et les assistés ont voté Royal, les réformateurs ont voté Bayrou, les excédés et les patriotes ont voté Le Pen et Villiers. Tel est le véritable résultat du premier tour de l’élection présidentielle. Et c’est une catastrophe pour la France. Car loin de privilégier l’intérêt national, les électeurs ont en majorité voté dans le sens de leurs intérêts catégoriels. Un vote corporatiste qui annonce des jours tragiques pour notre pays.

La France a pour principaux handicaps le nombre croissant de ses retraités par rapport aux actifs (on prévoit d’ici une trentaine d’années un seul cotisant pour chaque pensionné), un pourcentage de fonctionnaires par rapport à la population active double de celui des pays comparables, le fait que la moitié des Français vit d’allocations et non de revenus du travail, ainsi qu’une immigration excessive par rapport aux besoins et aux capacités d’accueil de la France et qui vient, à raison de 400 000 entrées par an, bouleverser l’ensemble des structures collectives du pays, qu’il s’agisse du logement, de l’hôpital, de l’école, des services de sécurité et de bien d’autres secteurs.

Face à une telle situation, à laquelle on ne doit pas manquer d’ajouter les déficits permanents du budget et des comptes sociaux ainsi que l’endettement astronomique de l’Etat, il fallait une réaction forte des Français et, à défaut de l’émergence d’une nouvelle majorité écartant les formations politiques responsables de l’état désastreux de notre pays, l’existence, même par simple addition, d’une forte minorité, proche de la moitié des suffrages, qui aurait obligé la majorité à entreprendre malgré elle les réformes vitales pour l’avenir de la France. Or nous nous retrouvons dans un rapport de deux tiers à un tiers en faveur du corporatisme, puisque tel est bien le sens du premier tour de l’élection présidentielle qui voit l’UMP et le PS, qu’il faut associer comme ils l’ont été depuis trente ans dans la gestion alternée de l’Etat, avec les résultats que l’on sait, représenter près de six électeurs sur dix.

On nous objectera que M. Sarkozy s’est présenté, au début de sa campagne au moins, comme le candidat de la rupture. Il n’a été en réalité que le candidat des mots. A aucun moment il n’a évoqué les mesures concrètes qu’il prendrait pour résoudre les problèmes de notre pays. Or on sait que si un candidat ne tient pas toujours ses promesses, il ne tient jamais celles qu’il n’a pas faites, tout simplement parce que les électeurs ne lui en ont pas donné le mandat.

L’avenir est sombre. Dès le lendemain du second tour, les difficultés vont assaillir le vainqueur, qui ne pourra s’appuyer que sur les inactifs et les assistés face à des revendications de plus en plus violentes. Et là, le baratin et l’angélisme ne seront d’aucun secours.

C’est la raison pour laquelle les réformateurs, les excédés et les patriotes doivent se préparer dès aujourd’hui à prendre leurs responsabilités pour constituer une force de résistance à la chienlit. La Révolution bleue se tient d’ores et déjà prête à se placer à la tête de ce combat. Dépassant les clivages politiques, et pour tout dire ne s’y intéressant pas, elle a, depuis sa création en novembre 2005, démontré sa capacité à incarner le redressement national. Au point que le monde politicien a entrepris de plagier chacune de ses initiatives. Non à la chienlit, non au trop plein d’impôts et de charges, non aux politiciens incapables ! Le triptyque de la Révolution bleue est plus que jamais porteur de l’avenir de la France.

Claude Reichman
Porte-parole de la Révolution bleue

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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 21:55

... d'après vos votes !

Mais les votes de tous les Français donneront certainement un résultat différent.

Réponse ce dimanche soir...

Notre ami Jean-Christophe Mounicq pronostique un duel Sarkozy-Le Pen au second tour.

Pour ma part, je penche plutôt pour un Sarkozy-Royal, voire un Sarkozy-Bayrou.

Quoiqu'il en soit, la Révolution bleue sera toujours indispensable !

En attendant, à vous de vous déterminer librement pour ce 1er tour...

 

 

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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 17:43

La démarche de voter pour tel ou tel candidat (ou de ne pas voter du tout d'ailleurs) implique la sensation d'avoir ce jour là un peu de pouvoir, si petit soit-il, pour éventuellement contribuer à faire triompher ses idées à plus ou moins court terme.

Voter pour tel ou tel candidat revient à vouloir augmenter le score de celui-ci au soir du premier tour, à partir du score qu'on estime qu'il peut déjà faire grâce aux voix de nos concitoyens.

Je vais donc passer en revue les 12 candidats et apprécier leurs possibilités et l'intérêt de voter pour eux. Je vous invite également à enrichir ces réflexions qui ne sont évidemment que personnelles.

Abstention (ou vote blanc ou nul)

Il n'y a que les soirs d'élection où les politiciens font mine de se préoccuper de l'absention. En réalité, ils ne seraient élus qu'avec leur propre voix qu'ils s'en contenteraient volontiers. Certes, l'abstention diminue leur légitimité mais ils n'en restent pas moins élus. Le vote blanc ou nul, non comptabilisé dans les suffrages exprimés, est encore moins pertinent. A part peut-être écrire "Révolution bleue" sur papier vierge...

Gérard Schivardi

Nulle raison de s'attarder sur ce candidat d'extrême-gauche à qui il faut reconnaître le talent d'avoir su faire parler de lui en se prétendant être le "candidat des maires". Il devrait obtenir le score le plus faible (autour de 0,5 %) des 12 candidats et prouvera, s'il en était encore besoin, que le système des 500 parrainages est à revoir.

Arlette Laguiller

6ème et dernière candidature à la présidentielle pour celle qui ne dépassera pas cette fois la barre des 5 %. Nous pourrons donc nous réjouir de ne pas participer au financement de la secte trotskiste qu'elle représente.

Olivier Besancenot

2ème candidature pour celui qui devrait cette fois faire mieux que sa copine Arlette et terminer même en tête des petits candidats et pourquoi pas (malheureusement) dépasser le seuil de 5 %. Contrairement à LO, la LCR a su diversifier son disours et sa clientèle.

Marie-Georges Buffet

Une candidature unique de la "gauche anti-libérale" aurait pu l'amener à faire un score non négligeable. Réjouissons-nous donc de la dispersion des voix à la "gauche de la gauche", même s'il faut subir un quart de temps de parole dédié à la rhétorique communiste (spécificité française dira-t'on). Le parti du même nom, avec moins de 5 % sauf (mauvaise) surprise, poursuivra donc son agonie... et ce n'est pas moi qui m'en désolerai.

José Bové

Lui qui s'était toujours défendu de vouloir entrer en politique, pense que son score va surprendre. Moi ce qui me surprend le plus, c'est que ce type qui devrait être en prison puisse concourrir à la plus haute fonction de l'Etat. Là encore, une spécificité française qui fait honte à notre pays. Son score : probablement pas plus de 3 %.

Dominique Voynet

Le score des Verts de 2002 (5,25 % avec Noël Mamère) sera très loin d'être égalé cette année. Tant mieux ! Toujours ça de moins à rembourser...

Frédéric Nihous

Lui aussi aura bien du mal à rééditer la performance de son charismatique prédécesseur Jean Saint-Josse (4,23 % en 2002). Son objectif est d'abord de battre les Verts. C'est tout le mal que je lui souhaite mais l'enjeu est bien éloigné des grands problèmes de notre pays.

Ségolène Royal

Heureusement pour elle, le "traumatisme du 21 avril" est encore dans toutes les mémoires des gens de gauche dont bon nombre se rendent compte (un peu tard) que leur candidate n'est pas à la hauteur mais qui voteront normalement quand même pour elle, lui assurant ainsi un socle d'électeurs d'au moins 20 %. Néanmois, l'hypothèse d'une élimination au 1er tour n'est pas absurde... et même savoureuse ! D'aucuns, adeptes de la politique du pire, pensent que plus vite la France s'enfoncera, plus vite elle se relèvera. Personnellement, je trouve ce petit jeu trop dangereux. Le désastre engendré par 5 années d'application du programme socialiste serait difficilement réversible.

François Bayrou

Il est très difficile d'anticiper le score qui sera le sien au 1er tour. Je n'y crois que moyennement mais il n'est pas impossible qu'il franchisse la barre qualificative pour le second tour qui serait quasiment synonyme pour lui de victoire finale. Une présidence Bayrou ne règlerait certainement pas les lourds problèmes de notre pays mais aurait pour mérite d'offrir ce que j'appelerais, si j'osais un jeu de mot, un "Bayrou d'honneur" (ou plutôt de déshonneur) à tous les politiciens qui le rejoindraient pour former une "coalition de droiche". Le point le plus positif est qu'à court terme, un pôle important que j'appelerais de "droite de conviction" pourrait se constituer en dehors de cette coalition condamnée à échouer. Sans compter qu'on pourrait également espérer l'avènement d'une gauche plus moderne et d'un climat propice aux débats.

Nicolas Sarkozy

Je dois reconnaître que le discours est souvent bon... mais les actes suivront-ils s'il est élu ? L'action de Nicolas Sarkozy sous le mandat de Jacques Chirac plaide en faveur d'une grande méfiance. Il est le grand favori de l'élection et ce serait une vraie surprise de ne pas le retrouver au second tour. Là et seulement là, il aurait ma voix s'il fallait battre Ségolène Royal.

Philippe de Villiers

Son score de 4,74 % en 1995 ne sera probablement pas atteint. Donner sa voix à cet homme honnête, courageux et souvent de bon sens permettra de l'encourager, lui qui faillit se retirer de la politique après le référundum sur la constitution européenne.

Jean-Marie Le Pen

Son score est encore plus difficile à anticiper que celui de François Bayrou. C'est d'ailleurs la plus grosse interrogation du 1er tour. Personnellement, je ne pense pas qu'il puisse rééditer l'exploit de 2002 en se qualifiant pour le second tour dont la barre de qualification sera cette fois selon moi au delà de 20 %. Jean-Marie Le Pen n'a aucune chance d'être élu mais le vote en sa faveur est loin d'être une impasse à moyen terme car il permet de montrer la force du Front National dont certaines idées ne pourront pas être tenues à l'écart du pouvoir encore très longtemps. Et quel bonheur quand même c'était de voir la tête des socialistes et des journalistes le 21 avril 2002 ! Rien que pour ça, le vote Le Pen peut être le vote utile !

Conclusion

Ségolène Royal est la candidate à battre. Son élimination dès le 1er tour serait réjouissante mais ce n'est pas le scénario le plus probable. En attendant le second tour, nous pouvons donc contribuer à ancrer un peu plus le Front National dans la vie politique française ou à encourager Philippe de Villiers...

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30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 19:32

 

Les quatre principaux candidats à l’élection présidentielle sont partisans de la rupture. Aucun ne se réclame de la continuité. Aucun n’ose afficher un bilan. Et pourtant ! Des quatre, seul Jean-Marie Le Pen a au moins la cohérence pour lui. La rupture, il la prône depuis la création du Front national, il y a trente-cinq ans. Quant au bilan, il n’en a pas, puisqu’il n’a jamais été au pouvoir. Mais les autres !

M. Sarkozy est l’héritier du RPR dont le fleuron glorieux, Jacques Chirac, a vigoureusement massacré les chances de la France tout au long de ses quarante années de vie politique. Mme Royal est l’héritière du parti socialiste, dont le fleuron glorieux, François Mitterrand, a plongé la France dans le chaos des déficits, de la dette, de l’effondrement économique, de l’immigration sans contrôle et de la perversion morale depuis que ce parti a été créé il y a trente-six ans et que son premier secrétaire est devenu président de la République il y a vingt-six ans. Quant à M. Bayrou, il est l’héritier de l’Union pour la démocratie française, créée il y a trente-trois ans pour soutenir l’action de son fleuron glorieux, Valéry Giscard d’Estaing, qui pour préserver notre pays du socialisme a jugé prudent de l’y précipiter, tel Gribouille qui se jetait à l’eau pour ne pas se mouiller.

Ainsi donc, héritiers chacun, qu’ils le veuillent ou non, d’un bilan désastreux, M. Sarkozy, Mme Royal et M. Bayrou nous demandent de les croire capables d’une rupture que rien dans leur passé n’a le moins du monde laissé entrevoir. Si encore ils avaient un programme ! Mais non, rien. Des mots ronflants mais vides de sens, des promesses irréalisables sans véritable rupture avec le système économique, fiscal et social qui étrangle la France depuis plus d’un tiers de siècle, bref du vent. Et il paraît que la campagne présidentielle passionne les Français. Sommes-nous donc devenus ce peuple sans mémoire qu’apercevait déjà Tocqueville quand il affirmait qu’ « en démocratie, chaque génération est un peuple nouveau » ? Il semble bien que oui.

Oui, mais voilà. Il y a la mémoire consciente, et celle qui, recroquevillée au plus profond du cortex, abrite les souvenirs douloureux et grandioses, les espoirs les plus fous et les peurs ancestrales, les désirs inassouvis et les pulsions les plus violentes. Et c’est cette mémoire-là qui s’apprête à délivrer ses terribles exhalaisons, comme elle l’a toujours fait au cours des siècles quand la patrie était en danger.

Allons, nos candidats à l’élection présidentielle ne sont que les marionnettes d’un scénario qui les dépasse. Quand le grand souffle de l’histoire se lèvera sur notre pays, il faudra bien que du tréfonds du peuple se lève un homme ou une femme en qui la France se reconnaîtra et à qui elle confiera ses destinées. Pour un temps limité bien sûr, car la règle veut et voudra cette fois encore que le sauveur soit renvoyé sitôt sa mission remplie, afin que le peuple puisse à nouveau danser la gigue du bonheur retrouvé et de la joyeuse insouciance. Mais que voulez-vous, les peuples heureux n’ont pas d’histoire. C’est vrai partout, même dans un pays comme le nôtre qui lui en a une, glorieuse et tragique à la fois, et qui s’apprête à s’enrichir des nouveaux drames que l’inconscience de ses dirigeants lui aura si bien préparés.

Gloire donc au prochain élu de la nation. S’il savait ce qui l’attend, il s’enfuirait à toutes jambes. Mais il y a longtemps que notre classe politique, parce qu’elle s’est approprié le monopole de la représentation populaire et qu’elle s’est ainsi mise à l’abri de toute véritable sanction, ne sait même plus que les actes ont des conséquences. Il y a quelques décennies, une pièce de théâtre connaissait, au boulevard, un beau succès. Elle s’intitulait « La facture ». Il semble bien que, tous ensemble, nous nous préparions à l’interpréter. Et cette fois elle ne fera rire personne.

Claude Reichman
Porte-parole de la Révolution bleue

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29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 20:56

3 arrestations (Cesare Battisti, le clandestin chinois près d’une école, le contrevenant en gare du Nord) ont brusquement accéléré la campagne présidentielle.

 

Le débat s’est-il élevé ?

 

Absolument pas. Bien au contraire… Notre pays est dans un tel état de décrépitude que le débat se résume simplement à cette question indigne d’une démocratie : pour ou contre le respect des lois édictées par la République ?

 

Et 3 fois, la gauche a crucifié le Droit. 3 fois, la gauche s’est rangée du côté des assassins, des clandestins, des émeutiers et des voyous.

 

La gauche française se montre anti-républicaine et anti-nationale et ce n’est pas le fait d'agiter le drapeau tricolore et d'entonner la Marseillaise qui trompera le peuple français.

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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 14:48

Le silence est d’or. Telle est la devise à peine dissimulée des candidats à l’élection présidentielle. Oh, certes ils parlent. Et d’abondance. Mais surtout pas de ce qui pourrait fâcher. On ne saurait imaginer pire dérèglement de la démocratie. Celle-ci ne peut fonctionner que si les échéances électorales sont le moment des grands choix collectifs. A ne pas vouloir les faire, on se condamne à voir les problèmes surgir au moment où personne ne les attend et où nul n’est armé pour les résoudre. C’est évidemment ce qui va se passer en France, dès l’élection présidentielle accomplie et quel qu’en soit le vainqueur.

Les lois de la République, issues de la transposition des directives européennes votées à Bruxelles par les divers gouvernements français, permettent non seulement de s’assurer pour la maladie auprès d’une société privée, mais aussi de souscrire, dans les mêmes conditions, une retraite par capitalisation en lieu et place de la répartition, que condamne la démographie puisqu’on va vers une situation où il n’y aura plus qu’un cotisant pour un retraité ! Qui vous le dit ? Et pourtant les candidats le savent tous. Où est leur civisme, leur sens des responsabilités, leur honnêteté tout simplement ?

Et où sont les journalistes qui tentent d’informer leurs lecteurs ? Bien sûr, il y en a quelques-uns, qui sont l’honneur de leur profession. Mais pourquoi leurs confrères ne reprennent-ils pas ces informations ? Etrange vraiment, ce peuple français qui ne peut plus compter sur ses représentants politiques ni sur ceux qui sont chargés de l’informer, qui le sait parfaitement – car sinon il ne manifesterait pas un tel rejet des politiciens et des médias du système – et qui finalement se fait une raison, comme s’il n’y avait rien à faire.

Et c’est là que les commentateurs ont tout faux. Car ils interprètent cette apathie comme un état définitif. Or il suffira d’un résultat inattendu à l’élection présidentielle – et il semble bien qu’on s’y achemine – pour que s’ouvrent les vannes de la révolte. Trop longtemps contenue et inexprimée, celle-ci renversera tout. D’autant que le bouleversement du système social est en cours, initié par une avant-garde de combattants de la liberté qui sont en train d’ouvrir dans notre mur de Berlin à nous la brèche par laquelle s’engouffrera demain tout un peuple.

A la vérité, nous sommes au moment où le système se cherche un réformateur pour survivre sans changer l’essentiel. En Union soviétique, ce fut Gorbatchev. En France, c’est Bayrou. Après Gorbatchev, il y eut Eltsine, et avec lui le système disparut. Il en ira de même avec Bayrou s’il est élu. Le vrai réformateur viendra ensuite.

Tout se passe comme si la France ne pouvait pas sortir du communisme qui l’étouffe depuis la Libération sans passer par une sorte de quarantaine politique, un sas de décontamination ou, si l’on préfère, un purgatoire. Un peu de patience mes amis, l’heure de vérité est proche. Mais surtout que personne ne s’endorme. Il y a des grands soirs qu’il ne faut surtout pas manquer.

Claude Reichman
Porte-parole de la Révolution bleue

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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 14:54
 
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9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 13:07

Mon idée est que si la classe politicienne avait un temps effectivement songé à écarter Jean-Marie Le Pen de la course à l'Elysée, et ce dès la fin d'année dernière où on parlait beaucoup de la possibilité d'un nouveau 21 avril, la donne a peut-être changé. Aujourd'hui la candidature Le Pen pourrait être sauvée par... Bayrou qui brouille le jeu.

En effet, imaginons un 1er tour sans Jean-Marie Le Pen... Le 1er tour serait alors vraisemblablement un jeu à 3 avec Royal, Bayrou et Sarkozy. On sait que dans une élection, encore plus dans une présidentielle, l'image des candidats est primordiale. Le discours de Jean-Marie Le Pen permet à Sarkozy d'apparaître plus "modéré". Le Pen absent, c'est Sarkozy qui sera le candidat connoté le plus à droite (si l'on excepte Philippe de Villiers qui ne pèse pas très lourd dans cette élection et qui n'est d'ailleurs pas certain non plus d'obtenir ses 500 signatures) et il subira de plein fouet les attaques de ses 2 principaux adversaires. Le costume du candidat le plus "modéré" ira naturellement à Bayrou qui sait parfaitement jouer ce jeu pour l'instant. En l'absence de Jean-Marie Le Pen, Bayrou aurait également au moins 2 autres raisons de progresser davantage : premièrement, il pourra récupérer, plus que Sarkozy, une partie des voix destinées à Jean-Marie Le Pen, et deuxièmement, les électeurs traditionnellement "de gauche" encore "traumatisés par le 21 avril" seront moins poussés à "voter utile" et pourront se laisser tenter par Bayrou qui représentera même au contraire le vote utile pour battre Sarkozy si Ségolène Royal venait à perdre encore du terrain sur Sarkozy.

Sans même évoquer, comme le font actuellement les grands médias, le fait que si Le Pen peut se présenter, un meilleur report (et je pense que c'est vrai) au second tour des voix de celui-ci (à condition qu'il n'y soit pas lui-même) sur Sarkozy (à condition qu'il y soit) se fera, je pense que Sarkozy a plus de chance de se sortir d'un jeu à 4 que d'un jeu à 3 et a donc intérêt à favoriser une candidature Le Pen même si ça risque d'être pour lui à double tranchant. Comme il a intérêt aussi à favoriser une candidature Besancenot pour mettre une épine dans le pied de Ségolène Royal, même si cela risque aussi d'être à double tranchant car ce petit jeu pourrait aider Bayrou à accéder au second tour. En fait, ce que Sarkozy peut rêver de mieux, est de se retrouver au second tour face à Jean-Marie Le Pen.

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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 21:17

Avec les restructurations chez Airbus, le thème économico-social débarque pour de bon dans la campagne présidentielle. Aux discours démagogiques des candidats, opposons le bon sens de Frédéric Bastiat :

Dans la sphère économique, un acte, une habitude, une institution, une loi n'engendrent pas seulement un effet, mais une série d'effets. De ces effets, le premier seul est immédiat ; il se manifeste simultanément avec sa cause, on le voit. Les autres ne se déroulent que successivement, on ne les voit pas; heureux si on les prévoit.

Entre un mauvais et un bon Économiste, voici toute la différence : l'un s'en tient à l'effet visible; l'autre tient compte et de l'effet qu'on voit et de ceux qu'il faut prévoir.

Mais cette différence est énorme, car il arrive presque toujours que, lorsque la conséquence immédiate est favorable, les conséquences ultérieures sont funestes, et vice versa. — D'où il suit que le mauvais Économiste poursuit un petit bien actuel qui sera suivi d'un grand mal à venir, tandis que le vrai économiste poursuit un grand bien à venir, au risque d'une petit mal actuel.

Du reste, il en est ainsi en hygiène, en morale. Souvent, plus le premier fruit d'une habitude est doux, plus les autres sont amers. Témoin: la débauche, la paresse, la prodigalité. Lors donc qu'un homme, frappé de l'effet qu'on voit, n'a pas encore appris à discerner ceux qu'on ne voit pas, il s'abandonne à des habitudes funestes, non-seulement par penchant, mais par calcul.

Ceci explique l'évolution fatalement douloureuse de l'humanité. L'ignorance entoure son berceau; donc elle se détermine dans ses actes par leurs premières conséquences, les seules, à son origine, qu'elle puisse voir. Ce n'est qu'à la longue qu'elle apprend à tenir compte des autres. Deux maîtres, bien divers, lui enseignent cette leçon: l'Expérience et la Prévoyance. L'expérience régente efficacement mais brutalement. Elle nous instruit de tous les effets d'un acte en nous les faisant ressentir, et nous ne pouvons manquer de finir par savoir que le feu brûle, à force de nous brûler. À ce rude docteur, j'en voudrais, autant que possible, substituer un plus doux: la Prévoyance. C'est pourquoi je rechercherai les conséquences de quelques phénomènes économiques, opposant à celles qu'on voit celles qu'on ne voit pas.

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 16:34

" Vous n'êtes pas un problème mais une partie de la solution à nos problèmes. "

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