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21 janvier 2007 7 21 /01 /janvier /2007 16:11

La campagne présidentielle est encore pire que ce qu’on pouvait imaginer. Pas un seul mot des très graves problèmes de la France. Seulement de la poudre aux yeux. Ségolène Royal est désormais campée en Bécassine et le mérite bien. Nicolas Sarkozy jouit des applaudissements d’une cohorte de dupes et soigne ainsi ses complexes. François Bayrou continue de se réclamer du changement sans jamais préciser lequel. Philippe de Villiers ne décolle pas et ne parvient pas à comprendre pourquoi, alors que la raison en est simple : il passe son temps à s’efforcer de ressembler à ses caricatures. Quant à Jean-Marie Le Pen, il ne parvient toujours pas, depuis cinquante ans qu’il fait de la politique, à avoir le commencement du début d’un programme crédible, ce dont d’ailleurs il se moque éperdument, sachant qu’on vote Le Pen parce qu’on est contre, un point c’est tout. Il ne manque plus que Chirac dans le tableau. Gageons qu’il se prépare à entrer en scène pour peu qu’un espace lui soit ouvert. Ce pourrait être l’effondrement de Royal ou de Sarkozy, ou encore l’impossibilité pour Le Pen d’avoir ses parrainages.

Et la France dans tout cela ? « Je suis malade », chantait naguère Serge Lama. Tiens, pourquoi ne se présenterait-il pas, celui-là ? Le titre de sa chanson serait au moins un début de programme, le diagnostic précédant le plan de traitement. Malade, la France ? Ô combien ! Pas plus malade pourtant que bien des pays qui s’en sont sortis. Oui, mais voilà : chez nous, on en est encore à vouloir croire que l’encens des mots creux peut parvenir à chasser les miasmes mortels. Illusion évidemment, mais illusion intéressée. Ceux qui font brûler le parfum ne souffrent pas, bien au contraire. Le système les a enrichis et ils veulent continuer à en jouir. C’est pour cela qu’ils parlent de rupture sans en proposer la moindre. Ils savent fort bien que le jour où l’on rendra son argent au peuple, son premier geste sera de chasser ceux qui l’ont spolié pendant des décennies. Il n’y a pas d’autre explication au refus désespéré du pouvoir de laisser les Français bénéficier de l’abrogation du monopole de la sécurité sociale, qui est pourtant inscrite dans les lois de la République. Cela donnerait immédiatement aux travailleurs une augmentation d’au moins vingt pour cent de leur revenu, et cela changerait tout pour eux, qui, presque tous, ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. Mais tels sont la cupidité et l’égoïsme de la caste au pouvoir qu’elle ne peut voir dans le bien du peuple qu’une intolérable atteinte à ses privilèges.

La France doit réduire ses dépenses publiques drastiquement, car elle va tout droit à la faillite. Pour cela, il faut diminuer de moitié le nombre des fonctionnaires, cesser de subventionner l’inactivité et ramener les prélèvements obligatoires au niveau qui était le leur il y a trente-trois ans, c’est-à-dire au tiers du produit intérieur brut. Cela peut se faire en un quinquennat. Il suffit de le vouloir, de le proposer au peuple et de le lui faire accepter comme seul antidote à la ruine et à la guerre civile. Cela s’appelle un programme présidentiel. C’est celui de la Révolution bleue, qui n’a pas de candidat à l’Elysée et qui ne soutient aucun de ceux qui y prétendent. Mais qui se pose en candidate à la direction du pays, quand il sera devenu évident pour une majorité de Français qu’il n’y a pas d’autre solution.

Claude Reichman
Porte-parole de la Révolution bleue

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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 14:44

Voila à peine plus de trois jours que l’ex Rais Saddam Hussein a été pendu suite à sa condamnation à mort prononcée par le tribunal pénal Irakien. Et déjà, cette exécution (qui fut d’ailleurs filmée et largement diffusée sur internet) fait l’objet d’âpres commentaires, pour beaucoup étonnant…et cependant prévisibles. Outre les habituelles condamnations morales de principe (mais sans guère de justification) du recours à la peine capitale, nombreuses furent les voix qui s’élevèrent pour protester contre l’aspect expéditif et irrégulier de la procédure judiciaire qui mena l’ancien dictateur à la potence, n’hésitant pas, dans certains cas, à prétendre dicter leur conduite aux autorités irakiennes sur cette affaire et, donc, à violer ouvertement la souveraineté nationale irakienne. D’autres encore,
plus prudents, invoquaient la possibilité d’une instrumentalisation de sa mort comme martyr par les terroristes islamistes d’Irak comme si ce besoin se faisait ressentir de leur part. Mais, bien plus grave encore, le rôle de Saddam Hussein dans ses crimes semble relativisé au détriment du président américain Georges W. Bush qui se trouve ainsi chargé de tous les maux. En quelque sorte, les rôles semblent bien inversés et l’ex-rais a bien l’air d’une victime plus défendable que Bush (ou encore Tony Blair ou Ehoud Olmert). Sous prétexte que, par le passé, les autorités américaines (auxquelles l’actuel président était étranger) avaient commis l’erreur de soutenir le régime Saddamite et que la guerre déclenchée par Bush en Irak voici déjà plus de trois ans fut mal conduite, cela suffit pour commettre tous les amalgames et toutes les inversions, surtout les plus grotesques.
Telle fut la réaction d’une presse aux ordres, dont on connaît parfaitement l’orientation politique et qui ne rêve que d’épancher encore un peu plus sa haine de Washington. Ce fut surtout le cas de la France mais aussi de l’Italie, l’Allemagne, la Russie et même la Grande-Bretagne pourtant la plus grande alliée de la Maison Blanche. Outre Washington, seuls Israel et…l’Iran (!) ont approuvé l’exécution de l’ancien chef d’état. En Europe, seule la Pologne sauva l’honneur en rejoignant ces positions. Et parmi les autres nations du monde, seul le Japon fit preuve d’une certaine nuance et de respect de la décision Irakienne. Enfin, signalons aussi la cohérence et le courage du nouveau secrétaire général de l’ONU, le Coréen Bang-Ki-Moon, qui refusa de condamner une décision souveraine des autorités Irakiennes.En France, le ton fut unanime, à commencer par celui du « Monde » qui renouvela encore ses sentiments anti-peine de mort et anti-Bush, prestement suivi par « Libération », « Le Nouvel Observateur », « Marianne » et, dans une moindre mesure, « Le Figaro ».
Mais comment s’étonner d’une telle attitude de la part de médias qui, il y a peu, avaient fait part avec faste et complaisance de la célébration des 80 ans de Fidel Castro, puis s’étaient montré fort compatissant en apprenant son agonie. Une telle compassion ne s’est évidemment pas faite sentir vis-à-vis des dissidents cubains encore emprisonnés et des milliers d’opposants assassinés. Une hypocrisie d’autant moins compréhensible que ces mêmes médias se réjouissaient unanimement de la mort d’Augusto Pinochet, ex-chef d’état chilien et ancien dictateur mais qui provoqua beaucoup moins de victimes quoiqu’on en dise et quitta volontairement le pouvoir. Leur seul regret concerna l’absence d’un procès médiatique de l’ancien général, procès qu’ils n’ont pas ardemment souhaité pour Castro. En résumé, il s’agit bien, hélas, d’un nouvel exemple de l’inversion des valeurs devenu fort courant, même banal, dans les pays d’Europe Occidentale, en particuliers la France chiraquienne. Toujours la même complaisance coupable envers des criminels immondes rebaptisés victimes, voire résistants héroiques. Voila qui n’augure vraiment rien de bon pour l’avenir de notre pays à l’aube d’un millénaire qui s’annonce particulièrement houleux et tendu sur tous les plans.

Florent

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7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 12:23

L’action des Enfants de Don Quichotte n’aurait pas eu le succès médiatique qu’elle connaît si 48 % des Français ne craignaient, selon un récent sondage, de devenir SDF. Lucidité des Français, folie des hommes de l’Etat. N’importe quel citoyen doté d’un minimum de raison peut porter le bon diagnostic sur la situation de notre pays. Et sait parfaitement pourquoi, alors que le nombre de logements construits est en forte augmentation, il se révèle insuffisant. Tout d’abord, un logement n’est jamais gratuit. Il faut de l’argent pour le construire. Et cet argent provient toujours des mêmes poches : celles des contribuables. Or celles-ci sonnent le vide. A un Etat devenu impécunieux à force de dépenses insensées répondent des investisseurs privés qui se sont volatilisés. Le délire fiscal français, et notamment l’impôt sur la fortune, ont chassé les contribuables les plus aisés hors de France. Et qui voudrait encore placer son argent dans l’immobilier, sachant que celui-ci est la première victime de l’ISF du fait de son absence de mobilité et donc de l’impossibilité de le délocaliser ? Ajoutez à cela les 350 à 500 000 immigrés supplémentaires que compte la France chaque année et qui cherchent à se loger, et le fait que le nombre croissant des divorces oblige les couples à occuper deux appartements au lieu d’un, et vous aurez réuni les principales causes de la crise actuelle. Celle-ci, nul ne s’y trompe, est une crise d’appauvrissement. La France n’a plus les moyens de vivre décemment et voilà qu’on nous invente un droit au logement « opposable » ! Les politiciens font mine de croire qu’une action en justice pourra offrir à chacun un logement. Peut-être songent-ils à transformer les sept mille magistrats français en maçons !
Il serait temps d’arrêter ces folies françaises. « Quand le riche maigrit, le pauvre meurt », dit un proverbe chinois. Ah bon, ce n’est pas un proverbe français ?

Claude Reichman, à lire dans "le fait du jour"

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7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 11:40

par Vincent Bénard

Ainsi sont prises les décisions majeures dans la France d'aujourd'hui. L'occupation par la force d'un immeuble face à la Bourse, succédant à l'installation spectaculaire d'un village de tentes pour SDF le long des canaux de la seine, conduit le gouvernement à préparer en catastrophe un projet de loi sur le « droit au logement opposable » à l'état.  

La détresse des sans-logis est réelle, mais la compassion  et l'affichage de bonnes intentions ne suffisent pas à rendre acceptable n'importe quelle proposition visant à en finir avec le mal-logement. Sans présumer des termes exact du texte qui sera soumis au parlement, le principe même du  « droit au logement » opposable à la puissance publique est une grave faute économique et politique, qui donnera bonne conscience à ses promoteurs, leur apportera peut être quelques voix lors des prochaines échéances, mais ne fera qu'aggraver la crise du logement à long terme.

Un tel droit revient à affirmer que toute personne doit occuper un logement quand bien même elle serait en incapacité, réelle ou affichée, d'en payer le prix de marché. Pour que ce droit au logement ait une quelconque apparence d'effectivité, le législateur devra fixer arbitrairement le prix du logement à des niveaux très bas, voire en assurer une gratuité apparente à l'occupant, transférant la charge du financement du logement soit sur les propriétaires, soit sur les contribuables.

Si l'application du droit au logement était imposée au secteur locatif privé, cela promettrait le retour de lois similaires à celles de l'entre deux guerres qui, en encadrant fortement les loyers et les baux locatifs, avaient provoqué une pénurie sans précédent d'habitations avant la seconde guerre mondiale, faute d'investisseurs assez fous pour louer à de telles conditions.

Naturellement, les mêmes causes produiraient les mêmes effets. Le secteur privé fuirait plus encore qu'aujourd'hui l'immobilier locatif. Toute tentative de faire appliquer le droit au logement ne peut donc  reposer que sur la construction massive d'habitations par la puissance publique.

Or, le logement public, nous connaissons. Depuis l'hiver 1954, où déjà la démagogie compassionnelle avait conduit l'état à investir en grande partie ce secteur, le pays a déversé sans compter des tombereaux d'argent public sur le logement sans que jamais les problèmes observés ne soient réellement résolus.

En effet, le logement public, en s'affichant à un prix inférieur à celui résultant de la confrontation de l'offre et de la demande sur un marché libre, engendre mécaniquement une demande supérieure à l'offre : tout système d'offre de logements subventionnés génère sa propre pénurie.

Plus grave, le « droit au logement » obligera les communes à fournir un toit, décent de préférence, à toute personne mal logée, selon des critères qui restent à définir. Par conséquent, les personnes en « limite » des conditions permettant d'accéder à ce droit n'auront aucun intérêt à rechercher un logement dans le secteur privé qui tendra donc à se spécialiser sur l'offre de gamme supérieure: l'application stricte du droit au logement aggravera encore la situation des classes moyennes, trop aisées pour prétendre au parc social, trop pauvres pour supporter les loyers du privé et apporter les garanties nécessaires aux bailleurs rendus prudents par des lois qui les désavantagent face aux locataires en cas de litige. Ces ménages, au nom du droit au logement, se retourneront donc vers la puissance publique, qui devra encore accroître la pression fiscale pour respecter son obligation légale de logement pour tous, et ainsi de suite.

La seule variable d'ajustement permettant au bâtisseur public de limiter cet excès de demande consisterait à diminuer la qualité des logements offerts, seul moyen de limiter à la fois le coût d'investissement induit par le droit au logement, et le nombre de ménages souhaitant en bénéficier. Ce droit deviendrait de fait un droit à de  mauvais logements où s'entasseraient les familles modestes. Quel progrès par rapport aux cités HLM des années 60 !

Devant cette inextricable cercle vicieux, il est possible qu'à nouveau le législateur vienne au secours des collectivités étranglées financièrement, vidant par quelque acrobatie le droit au logement de sa substance.

[...]

En France, le verrouillage de la construction par des règles d'urbanisme malthusiennes et  l'encadrement des baux locatifs par la loi condamnent le marché du logement à la pénurie. Le traitement social et législatif du malaise actuel est voué à l'échec. Seule une politique du logement résolument libérale permettra de sortir durablement de cent années de crise du logement encadré par l'état.

 

Vincent Bénard est collaborateur scientifique des instituts Hayek (Bruxelles) et Turgot (Paris),  pour lequel il publiera prochainement un rapport intitulé « Logement, crises publiques, remèdes privés ».

Cet article est publié dans le Figaro du 5 janvier 2006.

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2 janvier 2007 2 02 /01 /janvier /2007 07:07

 

Mes vœux vont à la France. Je lui souhaite de vaincre ses démons et de redevenir elle-même. Le plus nuisible d’entre eux est l’envie. Il s’agit d’un péché capital. En tant que tel, il est éternel. Ne nous attendons pas qu’il disparaisse chez nous. Mais aucune société fondée sur l’envie ne peut durablement subsister. Celle-ci agit comme un acide qui ronge les fondements de la vie collective. Rien ne lui résiste. Elle suscite l’intolérance, la haine, la violence, l’esprit de vengeance et l’effacement de tout pardon. L’envie doit être réprimée chez l’individu et impitoyablement repoussée du gouvernement des hommes. Quand les envieux l’emportent et règnent dans un pays, celui-ci est condamné à mort.

C’est le cas de la France aujourd’hui. Aucune décision politique ne s’y prend qui ne soit inspirée par le souci de complaire aux envieux, aucune opinion ne s’y exprime dans le monde officiel qui n’aille servilement dans leur sens, aucun écho médiatique important n’est donné aux actions de ceux qui veulent rétablir l’ordre des valeurs fondamentales. Politiciens, syndicalistes, journalistes, personnalités «qualifiées», tous et toutes portent la responsabilité pleine et entière du drame national.

Et le peuple, dans tout cela ? Ne peut-on lui jeter la pierre pour ne s’être pas donné une représentation qui lui convienne, pour tolérer les insultes permanentes au simple bon sens dont les médias du système l’abreuvent jusqu’à la nausée ? Si, bien sûr. Mais il a l’excuse d’être victime d’un authentique complot visant à le priver de la parole. De la capitale au plus petit village de France, c’est toujours la même sérénade qu’on entend, toujours les mêmes qui ont seuls le droit de s’exprimer. Toute expression contraire à la vulgate étatique et redistributrice est impitoyablement censurée, et ses auteurs bannis.

Telle est la France d’aujourd’hui, une véritable dictature. Il n’a fallu que trente ans pour que notre pays quitte les voies de la démocratie. Trente années au cours desquelles la technocratie s’est emparée de tous les pouvoirs et a engagé tant de fonctionnaires pour domestiquer la société que l’administration actuellement n’est plus qu’au service d’elle-même, inventant quotidiennement de nouveaux règlements pour justifier son existence, créant de nouveaux postes de fonctionnaires pour les faire appliquer, de nouvelles taxes et de nouveaux impôts pour les payer, ruinant les entreprises privées, vouant au chômage des millions de Français et augmentant encore les impôts pour financer les emplois factices qui amélioreront les statistiques officielles.

Face à tant de désastreuses mesures et à leurs conséquences, les Français épris de liberté et de responsabilité courbent la tête ou émigrent. Et maintenant c’est la chienlit qui s’abat sur notre malheureux pays. L’insécurité et la violence sont partout, et le pouvoir, incapable de rétablir l’ordre, se venge de son impuissance sur les honnêtes gens.

C’est contre toutes ces dérives mortelles que s’est levée la Révolution bleue. Du monde entier, lui parviennent des messages exprimant les espoirs que tous ceux qui ont foi dans la France et dans son message mettent en elle. Nous saurons nous en montrer dignes. Les Français ont leur destin entre leurs mains. En rejoignant la Révolution bleue, ses réunions et ses manifestations, ils mettront en œuvre le dernier moyen qu’il leur reste de sauver leur avenir et leur pays.

Vive la Révolution bleue ! Vive la France !

Claude Reichman
Porte-parole de la Révolution bleue

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24 décembre 2006 7 24 /12 /décembre /2006 08:42
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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 09:50

 

 

N'est-ce pas dramatiquement et ironiquement significatif de voir mis en lumière, la même semaine, 2 des principaux problèmes de notre pays (intégration et impôts) par 2 éminentes personnalités ?

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11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 18:53

La différence de traitement médiatique et politique entre MM. Castro et Pinochet est, de prime à bord, surprenante.
 
Pinochet. Dix-sept années de dictature. Trois mille morts arbitraires. Lorsqu'en 1990, le général Pinochet cède le pouvoir, le Chili a accompli les réformes économiques qui ont permis l'émergence d'une classe moyenne prospère et ont permis l'édification postérieure d'institutions démocratiques stables.
 
Castro. Quarante-sept années de dictature. Bilan provisoire : 9240 morts arbitraires élucidées à ce jour (source : "Cuba Archive Project"). Cuba est aujourd'hui l'un des Etats les plus pauvres de la planète, incommensurablement plus pauvre que lors de l'accession au pouvoir de M. Castro, et il s'appauvrit chaque année. Quand M. Castro voudra bien quitter le pouvoir, il laissera un pays en ruines.
 
L'arbitraire me répugne et se situe à l'exact opposé de l'idéal de la Rule of Law qui est le mien. Mais j'ai du mal à comprendre en quoi un cadavre cubain aurait en quelque façon moins de poids ou d'importance qu'un cadavre chilien. Or, force est de constater que si chacune des péripéties judiciaires de la famille Pinochet est l'occasion d'un déluge de dépêches des agences de presse, le régime Castro continue, quant à lui, de bénéficier d'une exceptionnelle complaisance dans les milieux politiques et intellectuels européens, jusque dans les plus hautes sphères de l'UE et au sein des rédactions de nombreux organes de presse qui ont pignon sur rue.
 
La raison de ce double standard moral est, en réalité, des plus simples : une partie de l'élite européenne voit en Fidel Castro la dernière incarnation héroïque du rêve communiste. Pourtant, le communisme a causé la mort de cent millions de personnes au XXe siècle et il a appauvri tous ceux qu'il n'a pas tués. N'est-il pas temps d'apporter notre soutien aux prisonniers politiques et au peuple cubains plutôt qu'à l'un des derniers avatars de l'une des entreprises les plus criminelles de l'histoire humaine ?

par Dieu Godefridi, fondateur et directeur de l'Institut Hayek

Voir aussi :

http://www.fahayek.org/index.php?option=com_content&task=view&id=1254&Itemid=1

http://www.stephane.info/show.php?code=weblog&direct=845&lg=fr

http://www.libertyvox.com/article.php?id=229

http://www.lmae.net/index.php?itemid=511

http://www.quebecoislibre.org/030927-11.htm

http://www.conscience-politique.org/histoire_politique/laurentmytheallende.htm

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11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 13:42

 

Un sondage chasse l’autre. Et pourtant celui qui vient d’être publié par l’association Emmaüs mérite de s’inscrire dans les esprits, car il est accablant pour la France : 48 % des personnes interrogées pensent qu’il est possible qu’elles deviennent SDF un jour ! Voilà ce qu’est devenu en trente ans un pays qui était et avait vocation à rester un des plus riches du monde. Trente ans de socialo-communisme et de gestion technocratique l’ont ruiné et ont plongé ses habitants dans l’angoisse et le désespoir.

Tel est le véritable défi des prochaines années en France, et ce n’est pas l’élection présidentielle de 2007 qui offre la moindre chance d’y répondre. Allez donc proposer aux millions de Français qui craignent de devenir SDF de contempler votre image, comme le fait Mme Royal, ou de se satisfaire d’une « rupture tranquille », comme le proclame M. Sarkozy ! On devine sans peine leur réaction. Et celle-ci se traduira inévitablement dans les urnes. C’est pourquoi les pronostics électoraux pour 2007 n’ont aujourd’hui strictement aucun sens. D’autant que l’élection présidentielle ne sera à coup sûr qu’un des épisodes de la grande crise française qui se déroule sous nos yeux et dont les effets vont bouleverser la donne économique, sociale et politique.

Ce que n’ont pas compris les observateurs patentés, qui n’examinent la situation qu’au travers des déclarations des politiciens et de leur entourage, c’est que la vie politique et médiatique française n’est plus qu’un théâtre d’ombres. La pièce qui s’y joue n’a aucun rapport avec la vie des citoyens ordinaires. Et ceux-ci sont excédés de constater à quel point les quelques dizaines d’individus des deux sexes qui sont les acteurs de cette farce sinistre se moquent d’eux et de leurs problèmes. Le dernier exemple connu d’un tel mépris dans l’histoire de notre pays est celui des privilégiés de l’ancien régime à la veille de la Révolution. On sait comment cela a fini ! Mais comme a pu l’écrire Tocqueville,  "en démocratie, chaque génération est un peuple nouveau.". Celui que constitue la caste régnante n’a retenu aucune des leçons de l’histoire. Elle le paiera au prix fort.

Le véritable danger que court la France n’est pas l’explosion qui se profile au proche horizon, mais l’état dans lequel elle en sortira. Notre pays peut aussi bien sombrer dans une effroyable guerre civile que se donner une nouvelle classe dirigeante de salut public qui le hissera hors du gouffre où il s’est enfoncé. Le pire est possible, et même probable, mais il n’est pas certain. On n’entend aujourd’hui dans les médias que des démagogues irresponsables. Mais il existe un monde parallèle, auquel ont aujourd’hui accès plus de la moitié des foyers français et qui a nom l’Internet rapide. Un site Internet comme celui que vous lisez en ce moment a une audience atteignant cent mille pages lues chaque mois. Et ses articles font le tour de la blogosphère mondiale. Les médias du système peuvent bien poursuivre leur campagne d’intoxication permanente, ils ne pourront rien contre l’irrésistible avancée de l’information honnête et lucide.

Il arrive d’ailleurs parfois que les idées que nous exposons depuis plus de quinze ans fassent leur apparition dans un média où l’on ne les attendait pas. C’est ainsi que dans sa chronique hebdomadaire du Monde, Eric Le Boucher écrit : « Le discours populiste traditionnel (protectionniste, « bouc émissairiste », fiscal …) restera populiste, lire faux, tant que le système social ne sera pas remis au service de la compétitivité et tant qu’il n’affrontera pas les nouvelle causes, plus complexes, des inégalités et de l’angoisse populaire. »

Dans le Manifeste pour la liberté de la protection sociale, que nous avons publié en septembre 1991 (et que les lecteurs de notre site peuvent trouver à la rubrique MLPS), nous écrivions :
« Disons-le sans détour : la Sécurité sociale est responsable des principaux maux dont souffre la France :
- le chômage, car elle induit des charges salariales excessives ;
- l'immigration incontrôlée, car elle génère des comportements de paresse chez les Français, que des travailleurs étrangers viennent suppléer ;
- la démoralisation générale, fruit empoisonné de la crise économique et morale.
Au moment où le collectivisme s'effondre partout dans le monde, la France doit elle aussi se débarrasser du fardeau de l'utopie. En rendant leur argent aux travailleurs et en les laissant libres de s'assurer où ils veulent, donc de contrôler eux-mêmes l'emploi des sommes qu'ils versent, on fera de la France un pays à haut niveau de salaires, à faible taux de chômage, et on inversera le flux de l'immigration. »

Mission accomplie, avons-nous le droit de dire : le monopole de la Sécurité sociale est abrogé. Il ne reste plus qu’à faire bénéficier tous les Français de cette révolution heureuse. Notre pays pourra enfin revivre, et nul n’y craindra plus de devenir SDF.

Claude Reichman
Porte-parole de la Révolution bleue

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10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 07:42

Le Sécuthon reçoit vos promesses de dons. La Sécu peut être sauvée. Elle a besoin de 100 000 000 000 d'euros pour rembourser ses dettes (chiffres de la CADES), cela représente seulement environ 2000 euros par Français. Si vous ne donnez pas 2000 euros, c'est votre pauvre mère ou votre meilleur ami qui sera obligé de débourser 4000 euros.


Et si cette dette ne peut être remboursée, au bout du compte ce sont vos enfants qui trinqueront : un jour, on leur prélèvera des organes pour les vendre aux enchères sur eBay à de riches capitalistes étrangers, chinois ou indiens, ces monstres anti-Français qui ont la manie de vivre du fruit de leur travail sans s'endetter !


La maladie est partout autour de nous. Regardez-vous dans la glace et pensez-y : la vie est une maladie incurable et qui se termine toujours mal. D'ailleurs aujourd'hui je vous trouve une petite mine. Que ferez-vous quand le capitalisme apatride aura décrété que la santé est une marchandise, que vous serez obligé de payer plein pot vos consultations ou l'hôpital public nosocomial, alors qu'actuellement la gentille Sécu se contente de vous ponctionner la moitié de votre salaire afin de vous soigner gratuitement ?

Ah, et si vous avez quelques milliards d'euros qui traînent, prière de nous les envoyer, pour combler le Trou de cette année. Merci d'avance, et à l'année prochaine pour un nouveau Sécuthon !

Bien vu Laure !

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