Révolution bleue ! Pour que la France évite le pire...

A quelques heures d’une nième manifestation de toutes les « forces vives de la nation » qui veulent encore un peu plus amener notre pays vers la banqueroute, je souhaite saluer la mémoire d’un homme né il y a 95 ans, le 6 février 1911 : Ronald Reagan. Puissions-nous rapidement amener à la tête de notre pays un homme de cette qualité. Un homme animé d’un vrai esprit de liberté. Je vous invite fortement à lire ou à relire ses « Ecrits personnels » traduits par Guy Millière et publiés aux Editions du Rocher (préface d'Alain Griotteray, grand défenseur de la Révolution bleue) : de courts textes toujours plein de lucidité sur de nombreux sujets.
Aujourd’hui, je vous propose de découvrir ou de redécouvrir sa fameuse fable intitulée « La petite poule rousse des temps modernes » qui remplace à elle seule bon nombre de cours d’économie : Il était une fois une petite poule rousse qui gratta le sol près de la grange, jusqu'à ce qu'elle trouve quelques grains de blé. Elle appela ses voisins, et leur dit : "Si nous plantons ces grains, nous aurons du pain à manger. Qui m'aidera à les planter ?" Ils peignirent le mot "Injustice" sur des banderoles, et manifestèrent contre la petite poule rousse, lui criant au passage des obscénités.
"Pas moi", dit la vache.
"Pas moi", dit le canard.
"Pas moi", dit le cochon.
"Pas moi", dit l'oie.
"Alors, je le ferai", dit la petite poule rousse. Et elle le fit. Le blé poussa et mûrit, jusqu'à devenir bien doré. "Qui m'aidera pour la récolte ?", demanda la petite poule rousse.
"Pas moi", dit le canard.
"Cela ne correspond pas à ma formation", dit le cochon.
"Je perdrais mes années d'ancienneté", dit la vache.
"Je perdrais mes allocations chômage", dit l'oie.
"Alors, je le ferai", dit la petite poule rousse, et elle le fit.
Enfin vint le moment de faire le pain. "Qui m'aidera à faire le pain ?", demanda la petite poule rousse.
"Cela m'obligerait à faire des heures supplémentaires", dit la vache.
"Je perdrais mes avantages sociaux", dit le canard.
"J'ai toujours été assisté, et je ne sais pas le faire", dit le cochon.
"Si je suis la seule à participer, ce ne serait socialement pas juste", dit l'oie.
"Alors, je le ferai", dit la petite poule rousse.
Elle fit cinq miches de pain, et les montra à ses voisins.
Tous en voulaient, et demandaient leur part. Mais la petite poule rousse leur dit : "Non, je peux les manger toute seule."
"Profiteuse", cria la vache.
"Sale capitaliste", hurla le canard.
"Je demande le respect de mes droits", ajouta l'oie.
Et le porc se contenta de grogner.
Quand un agent du gouvernement vint, il dit à la petite poule rousse :
"Tu ne dois pas être aussi cupide."
"Mais j'ai gagné ce pain", dit la petite poule rousse.
"Exactement, dit le fonctionnaire, c'est ce qu'il y a de merveilleux avec le système de libre entreprise. Tout le monde à la ferme peut travailler, et gagner autant qu'il le veut. Mais selon les règles de gouvernement modernes, les plus productifs doivent partager leur production avec les paresseux."
Et ils vécurent tous heureux ensuite, y compris la petite poule rousse, qui dut dire poliment au fonctionnaire : "Je suis reconnaissante, je suis reconnaissante."
Mais ses voisins se sont demandé pourquoi, à dater de ce jour, elle ne fit plus jamais de pain.