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6 novembre 2006 1 06 /11 /novembre /2006 14:36

C’est avec ça que vous voulez sauver la France ?

Plus de la moitié des Français (54 %) a du mal à vivre avec les revenus du foyer. C’est ce qui ressort d’une enquête que vient de publier l’Ifop. Ce résultat est d’autant plus éclairant que l’échantillon étudié est exceptionnellement important. En effet, plus de 27 000 personnes ont été interrogées, ce qui représente environ vingt fois la taille des échantillons habituels. Particulièrement destinée à étudier les caractéristiques des sympathisants du Front national, l’enquête de l’Ifop révèle qu’ils sont 68 % à « vivre difficilement », soit 14 points de plus que la moyenne nationale, et que les ouvriers votent à 25 % pour le parti de Jean-Marie Le Pen, alors qu’ils ne représentent que 14 % des Français. Il se confirme donc que l’électorat populaire s’est largement détourné des partis de gauche, ce qui explique la défaite de Jospin en 2002. Nous avions écrit à l’époque que beaucoup d’électeurs de gauche n’avaient pas voté pour lui parce qu’ils n’arrivaient pas à joindre les deux bouts et que des voyous incendiaient leurs voitures. Toutes les enquêtes d’opinion sont venues le confirmer. Celle de l’Ifop, comme celles qui recensent les violences urbaines et qui révèlent que celles-ci ont été multipliées par dix au cours des dix dernières années et par trente depuis 1993 !

Tous les ingrédients d’une explosion politique sont donc réunis. Et ce n’est pas la personnalité des prétendants à la présidence de la République qui est susceptible de rassurer le peuple. A gauche, les trois candidats sont soit de grands bourgeois, comme Fabius et Strauss-Kahn, disposant d’une fortune personnelle et n’ayant jamais connu le besoin, soit une représentante de la noblesse d’Etat, comme Ségolène Royal, qui a pu confier ses jeunes enfants à la crèche de l’Elysée, où elle était en poste sous M. Mitterrand, et qui n’a jamais gagné le moindre centime qui n’ait été prélevé par l’impôt à ses concitoyens. A droite, M. Sarkozy vit depuis trente ans de la politique, c’est-à-dire lui aussi de l’impôt, tout comme M. de Villepin, haut fonctionnaire aux mains exemptes de tout cal, et comme bien entendu M. Chirac, qui est un des hommes qui a coûté le plus cher à titre personnel aux Français en raison de l’exceptionnelle longévité de sa carrière politique, entièrement menée sous les ors de la République. Et c’est avec ça que vous voulez sauver la France ?

Soyez sérieux et réalistes un court instant, Madame et Messieurs les candidats. Qui peut vous croire suffisamment représentatifs des Français pour qu’ils vous fassent vraiment confiance ? Dans les circonstances difficiles, le peuple ne peut confier les destinées du pays qu’à un grand personnage ou à un homme issu de ses rangs et n’ayant jamais renié ses origines. Margaret Thatcher était fille d’épicier et fière de l’être. Ronald Reagan avait débuté dans de petits rôles à Hollywood et s’était illustré dans le syndicalisme. L’une et l’autre ont eu la confiance du peuple et ont redressé leur pays.

Il n’existe pas d’homme providentiel en France. Nous n’avons plus de général glorieux, ni de héraut populaire ayant brisé mille lances avec ses adversaires et baigné de ce fait d’une exceptionnelle aura. C’est donc des rangs du peuple que surgira celui ou celle à qui reviendra la redoutable mission de rendre au pays la prospérité et la paix civile.

Prospérité et paix civile : les deux objectifs sont liés. La prospérité française a été assassinée par trente années de folles dépenses publiques, d’impôts, de charges sociales, de déficits et de dettes. La paix civile est morte sous les assauts du chômage de masse, de l’immigration incontrôlée et de l’immoralité d’une classe politique à qui nul ne fait plus confiance.

La Révolution bleue a parfaitement analysé les causes du mal français. Elle sait quels remèdes lui appliquer pour guérir le pays. Ce n’est pas un hasard si de plus en plus de Français la rejoignent, au point d’inquiéter les satrapes qui exercent tout le pouvoir depuis plus de trois décennies. Eh bien que ceux-ci se rassurent. Leur éviction est si proche qu’ils n’ont même plus à se préoccuper de l’avenir !

Claude Reichman
Porte-parole de la Révolution bleue.

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commentaires

Clay Rambar 17/11/2006 21:45

Marie Ségolène ou le vertige du vide de la pensée:
Royal!

Voir (site web) ci dessous

D. L. 07/11/2006 13:00

Le point commun entre tous les personnages de la photo est l'absence de ligne politique, en pratique une politique de gribouille visant à plaire à telle et telle partie de l'électorat sans souci de défaire mardi ce qu'on a bâti lundi. Personne ne peut prétendre diriger un pays moderne avec de tels procédés.

Donc, je rejoins la conclusion de Claude Reichman : dehors les politiciens incapables, retournez apprendre votre métier, qui n'est pas fait que de démagogie onctueuse et de reniements perpétuels ! Vive la Révolution Bleue ! Vive la France !

Clay Rambar 06/11/2006 18:37

Voici ce qu’affirme dans son livre (La gauche en folie, Paris, Balland, 2003) Guy Konopnicki, intellectuel de gauche : « Inutile de chercher les enfants des dirigeants socialistes dans les lycées du 93 ! Invité un soir à présenter un documentaire aux élèves de l’Ecole alsacienne, excellent lycée d’élite du cinquième arrondissement, je me croyais, à l’énoncé de chaque nom, dans une réunion du conseil national du PS ! Tous les courants étaient représentés par leurs descendances ! »
Parmi celles-ci, on peut citer les enfants de Segolène Royal, Martine Aubry, Robert Badinter, Jean Pierre Chevenement, et Pierre Joxe.
Elisabeth Gigou et Claude Bartolone ont préféré mettre leurs enfants dans des écoles privées du sixième arrondissement. C’est normal : ni L’Ecole alsacienne, ni les autres écoles privées n’appliquent les méthodes pédagogique enseignées dans les IUFM.

Extrait de « Cet état qui tue la France » de Nicolas Lecaussin, Plon, 2005. page 76


Les associations ayant mené campagne pour l’adoption des vouchers aux Etat-Unis ont d’abord commencé par révéler l’hypocrisie des membres du Congrès qui, d’une part, scolarisent leurs enfants dans le privé et, d’autre part, s’opposent à l’adoption d’une loi sur la liberté scolaire. Plus de 42 % des membres du Congrès ont scolarisé au moins un de leurs enfants dans une école privée ; parmi eux, nombreux ont été ceux qui ont voté contre les vouchers.

En France, il n’existe pas d’étude similaire car la plupart des responsables politiques refusent de répondre.

En revanche on sait que quelques-uns des plus farouches adversaires du privé, comme Ségolène Royale, Martine Aubry, Robert Badinter, Jean-Pierre Chevènement, Pierre Joxe ont mis ou mettent leurs enfants à l’Ecole alsacienne, d’une grande réputation, ou il est pratiquement impossible de s’inscrire pour le commun des mortels. Elisabeth Guigou a préféré mettre son fils dans un établissement privé du sixième arrondissement.

Extrait de « Cet état qui tue la France » de Nicolas Lecaussin, Plon, 2005. page 165

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